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Morrigan
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MessageSujet: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeMar 8 Avr 2014 - 10:32

Enfin !
Voici venue l'heure de découvrir les textes pour ce sujet !
5 membres sont en concurrence, vous avez jusqu'au 25 avril pour les départager !

Texte 1

Yohann et Mathilde se sont connu il y a maintenant près de 5 ans par erreur. Il avait pris le mauvais bus, elle lui a indiqué le chemin. Ils n’auraient jamais cru qu’une belle amitié naîtrait. Mais un soir d’été, enivré par leur joie, par leurs sourires échangés et leur nouvelle intimité ils avaient été plus loin. Raccompagnent Mathilde jusqu’à son appartement, Yohann lui avait volé un baiser sur le palier. Puis deux, ils ouvrirent la porte et se laissèrent entraîner dans une étreinte charnelle douce et tant repoussé. Du lit à la douche, de la douche au carrelage frais du salon ils s’aimèrent. Au lendemain Yohann avait disparu. Ils se croisèrent plusieurs fois dans des rencontres pleines d’ambiguïté et d’amitié. Les années passant elles se firent plus rare puis inexistantes. Chacun firent leurs vies.

Yohann rencontrât un belle brune qui lui rappelait inconsciemment Mathilde, leur couple assortis était, aux yeux de leur amis, une évidence. Mathilde quand à elle rencontrât Marc pendant un séminaire pour son travail. Il n’y avait rien de fabuleux dans leur relation. Lui était éperdument amoureux de cette femme indépendante, drôle et intelligente. Au contraire Mathilde n’y voyait qu’une trêve dans les interrogations perpétuel de sa mère l’imaginant déjà vielle fille.

C’est pourquoi lorsque, ce matin de février elle aperçu Yohann dans la rue les mains enfoncés dans les poches les souvenirs de cette nuit lui revinrent en tête. Même son odeur se rappela à son bon souvenir. Quel ne fut pas sa surprise quand son regard se posa sur elle. Elle feignit de ne pas le voir mais c’était peine perdu. Yohann arriva à sa table un beau sourire sur les lèvres. Ce même sourire qu’il lui offrait parfois auparavant, coquin et séduisant. Elle ne put que le lui rendre. Elle se leva pour le saluer et alors qu’elle ne s’y attendait pas il l’a serra dans ces bras faisant resurgir le frisson d’autrefois. Elle l’invita à s’asseoir et la discussion reprit comme avant ; Avant même leur étreinte. Une heure plus tard, déjà en retard pour le travail Mathilde le quitta en lui proposant de rester en contact et en lui laissant son adresse et son numéro. Yohann était heureux de cette rencontre inopportune. Il était venu dans ce quartier qu’il ne fréquentait pas habituellement pour réfléchir sur les quais de la seine gonflé par les dernières pluies. Son paisible courant l’apaisait, mais cette rencontre éveilla en lui les réminiscences d’un sentiment oublié. Il voulait être honnête avec lui-même, son couple avec Anaïs n’était qu’une impression de bonheur et en retrouvant Mathilde il s’en rendait d’autant plus compte. En rentrant chez elle après une longue journée de travail, l’image du sourire de Yohann ne l’a quittait pas. Volontairement elle ne parla pas de cette rencontre furtive à son mari. Instinct de conservation ou pudeur, cela restait un mystère mais elle sentait au fond d’elle qu’il valait mieux garder le secret. Yohann hanté par son amour de jeunesse qu’il avait fui au premier signe de sérieux il y a 5 ans de ça, quitta Anaïs.

Cela faisait trois jours que leur rencontre avait eus lieu, un week-end gris et terne s’annonçait, cloîtrant Mathilde chez elle. Elle aurait aimé récupéré un peu de ces nuits occupées à rêver de Yohann. Alors qu’elle préparait un plat de lasagne pour le repas du midi on entendit frapper à la porte. Son mari trop occupé à lire son journal marmonna un « chérie tu vas ouvrir ? » qui l’agaça. Il était si directif, centrer sur lui-même que parfois elle se demandait pourquoi leur couple existait toujours. Quand elle ouvrit la porte elle crut à une erreur, son cœur bondit dans sa poitrine et il lui fallu quelques seconde pour se composé un sourire sur les lèvres plus ou moins crédible :

- Yohann ! qu’est ce que tu fais là !?
- Salut, je … euh je passais dans le coin je pensais à toi du coup je suis monté… Il marqua un temps de pose ne sachant pas bien comment analysé la surprise qu’il lisait sur son visage. Si tu veux je peux partir.
- Non ! Non ! Entre ! Tu ne nous dérange pas !
Nous … ce petit mot envoya un pic dans le cœur de Yohann. Comme ça il y avait un nous. Mathilde ne l’avait pas précisé lors de leur rencontre. Marc se leva posant son journal sur la table basse ouvert à la page finance. Il essaya de paraître agréable mais ce grand brun au sourire troublant, aux yeux bleu étincelant et à la carrure de sportif ne lui disait rien de bon. En entrant Yohann lui tendit la main et lui serra avec plus de vigueur que nécessaire.
- Tu veux boire quelque chose ? Chéri un scotch ?
- Oui avec trois glaçon comme d’habitude. Ronchonna-t-il.
Avec un sourire angélique Yohann répondit :
- Une limonade, tu as toujours une bouteille au frais non ?
Mathilde fut troublée qu’il se souvienne de cette manie qu’elle avait depuis bien longtemps. Cela lui rappela aussi qu’elle n’avait pas fait les présentations.
- Marc je te présente Yohann un… ami que j’ai rencontré à la fin de mes études deux ans avant toi.
- Enchanté. Répondit-il entre ses dents.
Il sentait dans cette hésitation et même la prononciation du mot « ami » quelque chose de dangereux, d’imperceptible qui pourrait bien remettre en question ce qu’il croyait acquis. Par politesse il se força à formulé la première question qui lui vint en tête sans même se rendre compte du terrain glissant qu’il allait emprunter.
- Comment avez-vous rencontrez ma femme ?
- Et bien à vrai dire je venais d’arriver sur Paris et je me suis perdu en voulant me rendre à Notre-Dame. Elle m’a indiqué le chemin mais comme j’avais du mal à comprendre elle a finit par m’accompagner. Vous savez les sportifs se n’est jamais très intelligent. Lâcha t-il pour essayer de détendre l’atmosphère lourde qui commençait à lui faire regretter l’idée qu’il avait eu ce matin sous la douche de revoir sa tendre amante.
- Oh ! Et par la suite vous vous êtes revus ?!
Rien que ce fait le faisait se mettre en danger, ce bel adonis avait connu sa femme avant lui. Il était très beau loin de ce que lui était, un bureaucrate allergique au sport.
- Oui, elle m’a très gentiment fait visiter la ville, rencontrer d’autre gens. Mais la vie, vous savez ce que c’est… On s’est perdu de vue.
Yohann sentait Marc tendu, et ce douta que ça présence n’était pas étrangère à cela.
- Pourquoi ce soudain retour ?
En posant cette question Marc ce fit l’effet d’être de la Gestapo mais c’était plus fort que lui. Il sentait dans ce récit pourtant anodin une vraie menace. Il les imagina se promenant main dans la main, s’embrassant sur le pont des amoureux ou encore prendre un vers à Montmartre. Ces visions lui étaient insupportables.
- On c’est croisé par hasard il y a 3 jours, comme elle m’a proposé de passer la voir j’en ai profité. Ce n’est pas tout les jours qu’on rencontre une vielle amie.
Soudain il se sentit trahi. Elle l’avait vu sans lui en parler…par hasard ou est ce qu’ils avaient rendez vous ? Ces à ce moment que Mathilde revint avec un plateau, portant leurs boissons.
- Chérie tu m’avais pas dit que tu avis pris un verre mercredi ?!
- Ah bon ? es-tu bien sur ? Feignit-elle.
- Oui, oui j’en suis certain.
- Et bien voilà tu le sais. Alors comment ça va ? Tu occupes toujours ton poste de coach sportif ?
- Eh bien oui. Ça se voit si peu que ça ?! Plaisanta-t-il.
- Oh non je ne voulais pas insinuer cela. Dit elle lui tendant son verre.
En s’en saisissant il fit exprès de lui frôler les doigts levant les yeux pour essayer d’y trouver un trouble mais elle esquiva son regard. Marc n’appréciait pas la tension qu’il ressentait entre eux.
- Coach sportif ! impressionnant. Enchaîna-t-il essayant de masquer le sarcasme.
- Et vous Marc ? Vous travaillez dans la finance n’est-ce pas ?
- Mathilde tu lui as parlé de moi ?!
- Non bien sûr que non mais tu le porte sur toi.
- En fait c’est le journal qui vous as trahi… répondit Yohann gêné.
- Oh !... vraiment désolé.
Mathilde commençait à sentir la jalousie de son mari pointé. Ça l’agaça, elle ne comprenait pas. Elle n’avait pourtant montré aucun signe pouvant lui évoqué une relation passée. Elle regarda alors Yohann qui continuait la discussion financière avec son mari se montrant d’un coup beaucoup plus agréable. Ces yeux noisettes n’avait pas changé, il l’a transportait toujours autant. Sa fossette était toujours là apparaissant par intermittence. Il était en fin de compte indéniablement comme avant avec le petit plus qu’apportait la maturité qu’avait pris ses traits. Elle regarda alors son mari qui avait justement pris la parole à ce moment-là lui permettant de ne pas donner l’impression qu’elle dévorait des yeux son amant d’antan. Il paraissait fade, trop sérieux et presque pathétique avec sa chemise en lin pour faire bien en plein week-end. La comparaison n’était presque pas possible. Son mari l’interrompit alors dans ses pensées :
- Hein chéri tu es d’accord n’est-ce pas ?
- Euh… oui naturellement.
Yohann se tourna vers elle étonné. Elle n’avait bien sûr pas entendu le sujet de la discussion mais semblait être tombé à côté au moins du point de vue de Yohann.
- Je pensais me souvenir que tu détestais les taxis pourtant ? reprit-il.
- Oui je n’apprécie pas mais il reste tout de même pratique.
- Chérie tu te contre dit, tu l’as remarqué j’espère.
Ce ton condescendant l’irrita. Elle avait bien remarqué mais elle n’allait pas non plus leur dire pourquoi. Elle remarqua alors que leur verre était fini.
- Quelqu’un veut que je lui remplisse son verre ?!
Elle se leva et les saisi tous se dirigeant vers le bar placé dans le coin du salon. Le téléphone de son mari y était posé. Il se mit à sonner au moment où elle posait le plateau juste à côté, la photo d’une blonde au visage mince et bronzé s’afficha sous le nom de Cathy. Elle se tourna vers son mari pour voir l’expression qu’il avait et elle entre aperçu un air de culpabilité qui disparut pour laisser place à une expression indéchiffrable. Elle ne fit pas de remarque, à quoi bon de toute façon considérant que le seul homme qu’elle aimait vraiment venait de passer le palier. Elle les resservit après leurs assentiments et retourna s’asseoir.
- Tu dois bien avoir des anecdotes marrantes avec tous les clients que tu as ?!
- Eh bien oui mais la plus drôle que j’ai est la fois où alors qu’il pleuvait des trombes tu as glissé sur les quais en voulant rattraper ton parapluie et que tu es tombé à la seine !
- Tu es tombé dans la seine ? tu ne m’avais jamais raconté cette histoire… dit Marc l’air suspicieux.
C’est alors qu’énervé, se savant femme trompé elle répondit sur les nerfs :
- Je t’ai pas non plus raconté que j’avais couché avec lui qu’est-ce que ça change ?!
Se rendant compte de ce qu’elle venait de dire, elle retint son souffle sentant la rage et la jalousie de son mari explosé en lui. Il s’étrangla avec son scotch et l’air perplexe les regarda tour à tour avant de répéter :
- Tu as couché avec… lui ?!
- Oui c’était avant de te connaître un soir où on c’est laisser aller.
- Tu as couché avec lui ? Mais vraiment ?
- Bien sûr vraiment ! ça te pose un problème toi Monsieur le financier coincé ? non parce que la blondasse Cathy n’a pas l’air de t’en poser elle pourtant il me semble qu’on est encore ensemble !?
Yohann commençait à se sentir mal à l’aise mais toute la détresse qu’il voyait sur le visage de Mathilde le retint d’essayer de prendre la tangente.
- Ce n’est qu’une relation de travail. Répondit Marc très convenu.
C’est alors que Yohann se sentit obliger d’intervenir :
- Une relation de travail qui appelle un samedi à une heure de l’après-midi ?
Mais avant que qui conque ne puisse reprendre de volé la réplique, le téléphone sonna à nouveau. Tout le monde aurait pu jurer que plusieurs anges sont passés sur le salon les secondes qui suivirent.
-Répond ! Ordonna Mathilde.
- Allô ?
Un court silence s’en suivi.
- Je t’ai dit de ne pas m’appelé le week-end…non je ne peux pas… non… s’il te plaît rappelle plus tard, c’est un peu tendu pour l’instant.
- Tendu ?! s’étrangla Mathilde retenant un sanglot.
La vérité était toujours blessante mais une évidence comme celle-ci était pire.
- Cela fait combien de temps. Continua-t-elle alors que Yohann posait une main réconfortante sur sa jambe.
Se sentant pris au piège Marc répondit :
- Six mois. Mais je vais tout t’expliquer !
- M’expliquer ? Il n’y rien à expliquer prend toutes tes affaires et disparaît tu me rendras la clé par courrier. Oublie-moi, ne revient jamais.
- Mais tu ne peux pas me faire ça ? me laisser comme ça parce qu’un mec réapparaît et que je me montre un peu jaloux. C’est normal non ?
- Normal ? non ce n’est pas normal ! Je peux te faire ça car tu m’as trahi ce mec comme tu dis aurait pu ne jamais réapparaître on aurait fini par avoir cette discussion tu le sais très bien. Tu aurais fini par me quitter. A moins que tu adore me tromper !
Il ne sut quoi répondre pris au dépourvu par la tristesse qu’il voyait sur le visage de sa femme qu’il avait tant aimé alors qu’il sentait bien qu’elle attendait encore de vraiment tombé amoureuse. Il se leva alla dans la chambre pris un sac dans lequel il fourra quelques vêtements. Puis se dirigea vers la porte d’entrée et s’arrêta :
- Je suis désolé.
Il eut pour seul réponse un silence lourd de sens. Il prit la porte et partie annonçant qu’il enverrait quelqu’un chercher le reste. Yohann et Mathilde se retrouvèrent seuls. Le changement de situation était si soudain qu’elle resta abasourdit et lui n’osa pas bouger. Quand aussi brutalement que les derniers événements elle explosa en sanglot se blottissant contre lui. Il hésita puis la pris dans ses bras. Quand elle commença à se calmer il se leva et alla lui faire couler une douche. Revenant la chercher, elle avait arrêté de pleurer et était recroquevillé sur le canapé.
- Aller viens je t’ai préparé une douche.
Elle se laissa faire marchant doucement assommé par les récents événements. Arrivé dans la pièce remplie de vapeur d’eau chaude des flashs d’une soirée lointaine revinrent en tête de Yohann. Il lui enleva son gilet et lui détacha ses longs cheveux recouvrant sa nuque délicate. Il repoussa une mèche derrière son oreille. Elle releva alors les yeux vers lui, leur vert le frappa. Il avait oublié comme ils étaient troublants. Elle posa alors ses lèvres contre les siennes dans un baiser doux mais sur de lui. Lui rendit alors avec la même vigueur, la même envie. Et comme 5 ans avant ça ils s’enlacèrent à nouveau, se déshabillèrent, s’enivrèrent du corps de l’autre avec l’ardeur des premières fois. Les mains de Yohann sur le corps de Mathilde lui provoquaient des frémissements de plaisir, augmentant de même l’envie de son corps. L’eau chaude sur leurs corps leur donnait l’impression d’être bien revenu dans le temps rêvant d’une étreinte éternelle.
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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeMar 8 Avr 2014 - 10:33

Texte 2

Azalphon contemplait le paysage par la fenêtre de son donjon et poussa un profond soupir. Il s’ennuyait ferme. Pas le moindre aventurier à l’horizon. Pas même un groupe de marchands à attaquer ou une troupe de gobelins à décimer. Le calme plat. Il soupira de nouveau. Sabrylyn releva les yeux de son grimoire et lui adressa un regard noir.
— Si c’est pour tirer la tronche comme ça, tu peux aller le faire ailleurs !
— Merci de ta sollicitude, répondit-il à son épouse.
La sorcière se préparait à répliquer, lorsqu’un coup frappé à la porte l’interrompit.
— Oui ? appela Azalphon.
Un homme entra, petit chétif, le teint verdâtre. L’un des assistants d’Azalphon.
— Maaaaître, un intrus a pénétré dans votre donjon. Il a massacré trois orques, avant qu’on arrive à l’arrêter. Nous le tenons prisonnier dans la salle des tortures !
— Et bien quoi ? Qu’attendez-vous pour l'éliminer ?
— C’est que… il dit qu’il vous connaît et il aimerait discuter un moment avec vous.
Azalphon fronça les sourcils. Il s’apprêtait à refuser et congédier le domestique, quand Sabrylyn renifla d’un air méprisant.
— Ah, encore un de tes amis sorciers débiles qui vient picoler !
L’intervention de sa femme décida Azalphon à aller voir de quoi il retournait. Tout lui semblait préférable à la compagnie de cette harpie. Il suivit son assistant jusque dans les profondeurs du donjon, là où se trouvait la salle des tortures.
Au milieu des machines diaboliques et ustensiles en tout genre, les orques avaient dressé un chevalet. Un homme y était ligoté. Ses cheveux blonds tiraient sur le gris, son corps était couturé de cicatrices. Malgré son âge, il affichait toujours une musculature spectaculaire. Azalphon le reconnut immédiatement.
— Manar le Magnifique ! Ça faisait un bail !
L’intéressé releva la tête. Un sourire éclaira son visage.
— Je passais dans le coin, alors je me suis dit que c’était l’occasion de visiter ta tour. Dans l’temps, t’avais de chouettes trésors à piller.
— Dans le temps, oui, convint Azalphon.
D’un geste, il congédia les domestiques. Il tira un coffre et s’assit à côté de Manar. Le barbare gigota pour éprouver la solidité de ses liens.
— Bravo pour tes gardes à l’entrée, ils savent comment de ficeler un bonhomme. C’est dur de trouver des orques capables de nouer une corde correctement, de nos jours.
— M’en parle pas, soupira Azalphon. Mais alors, qu’est-ce que tu deviens ? Ça fait un moment qu’on t’a pas vu dans la région.
Manar haussa les épaules comme il put.
— Bof, je voyage pas mal, je pille, je détruis les temples de divinités maléfiques, la routine quoi. Et toi ?
— Les aventuriers, les sortilèges… Rien de nouveau par rapport à l’ancien temps.
Les deux hommes restèrent silencieux et s’étudièrent. Manar avait vieilli, mais Azalphon devait reconnaître qu’il l’avait fait avec plus de classe que lui. Le magicien s’était empâté avec l’âge. Les longues robes noires qui mettaient si bien en valeur sa silhouette androgyne trente ans plus tôt le boudinaient maintenant.
— J’aurais jamais cru dire ça un jour, mais la belle époque me manque, le temps où toi et les sorciers maléfiques faisiez régner la terreur dans le coin, avoua Manar.
Azalphon opina. Lui et le barbare s’étaient affrontés à maintes reprises, mais toujours dans les règles de l’art. Au final, Manar était devenu un très bon ennemi, plus fidèle et constant que les rares amis qu’Azalphon avait pu compter.
— T’as des nouvelles de tes compagnons ? demanda-t-il à Manar.
— Ermirol et Pram ont pris leur retraite y’a quelques années. Tormir est maître d’armes d’un des royaumes du sud. Hurn et Gorog sont morts en pillant la tour d’un seigneur noir, les risques du métier. Les autres donnent plus signe de vie.
— Et Ravenelle ? s’enquit Azalphon.
La mention de la splendide et sulfureuse combattante arracha un sourire au barbare.
— Elle s’est mariée. Mais pas avec moi.
Il ne put empêcher l’amertume de teinter sa voix.
— Et toi, tu louchais bien sur cette sorcière, Sabrylyn ? Vous arrêtiez pas de vous battre, mais personne était dupe, ça se voyait qu’elle te plaisait. Faut dire qu’elle était plutôt pas mal…
— Ben je l’ai épousée au final, et je crois que j’aurais mieux fait de la flamber sur place la première fois où je l’ai rencontrée. Heureusement pour toi qu’elle ne sait pas que tu es là. Sinon, elle t’aurait déjà balancé un « mort de masse ».
— Elle a pas changé d’un poil.
— Hélas non.
À nouveau, les deux hommes marquèrent une pause.
— Les affaires, ça va comment ? l’interrogea finalement Manar.
À tout autre que le barbare, Azalphon aurait répondu que tout se passait bien. Mais Manar était son meilleur ennemi, il pouvait se confier.
— C’est pas évident. C’est plus comme avant. Les aventuriers jouent plus le jeu comme vous. Je sais pas lesquels sont les pires, les petits jeunes qui débarquent sans aucune préparation et se font zigouiller à l’entrée, ou ceux qui étudient ton donjon pendant six mois, rentrent, évitent les embuscades, piquent le trésor et se tirent. Voilà des semaines que mes orques ont pas eu droit à une baston correcte. Toi et ta bande, vous m’auriez jamais fait un coup pareil. Vous tombiez dans les pièges, vous hésitiez pas à vous friter avec les patrouilles. C’était le bon temps, j’avais une vraie qualité de travail. Maintenant, tout fout le camp !
Manar opina. Azalphon remarqua alors combien il semblait fatigué. Des rides profondes creusaient son visage. Ses yeux bleus avaient perdu leur éclat.
— Tu sais, c’est pas facile pour les aventuriers non plus, ceux de la vieille école. Y’a les petits jeunes qui nous font de la concurrence, on doit rester au meilleur de notre forme pour pas être dépassés. Essaye donc de courir dans un couloir avec des rhumatismes !
Azalphon montra ses doigts déformés par l’arthrose avec une grimace compatissante.
— Les sorciers noirs, c’est plus ce que c’était non plus. De nos jours, n’importe quel clampin peut ouvrir une tour. Alors entre ceux qui sont trop faibles ou trop radins pour mettre des pièges, et ceux qui t’en collent à tous les coins de salle, c’est dur de bosser correctement. Je regrette le bon vieux temps, quand on pouvait parcourir un donjon et qu’on savait que le maître des lieux aller nous laisser nous battre un peu.
Azalphon acquiesça.
— Je te raconte même pas les princesses ! Elles ne souhaitent plus être sauvées ! Elles parlent de prendre leur destin en main. La dernière que j’ai libérée m’a fichu une droite !
— J’ai arrêté d’enlever ces mijaurées depuis des années. C’est plus de tracas qu’autre chose ! Les succubes, même combat. Elles veulent plus servir d’appâts aux hommes, soi-disant que c’est dégradant. Les guerrières du Chaos refusent de mettre le bikini en métal traditionnel et réclament des armures, comme les orques. C'est de plus en plus compliqué de recruter du personnel de qualité.
Manar opina.
— J’ai vraiment l’impression d’être devenu un vieux con, avoua-t-il.
— Non ! protesta Azalphon. C’est le monde qui est devenu con, pas nous.
Il arracha un maigre sourire au barbare.
— Des fois, je me demande si je devrais pas raccrocher tout ça, avant de me rendre à l’évidence. L’aventure, je suis bon qu’à ça.
— Sabrylyn voudrait qu’on transforme le donjon en centre de vacances, mais moi je suis pas chaud. Je suis un sorcier noir depuis des années. Je tue les gens, je les massacre, je les torture, je fais régner la terreur ! J’ai pas envie d’accueillir des troupeaux de gamins !
— Comme je te comprends !
Un nouveau silence ponctua la conversation.
— Tu… tu comptes faire quoi, du coup ? demanda finalement Azalphon.
— Bof, je sais pas trop. Je pense que je vais continuer quand même l’aventure. Ça… ça t’ennuie pas si on se mitonne un petit affrontement à l’ancienne dans ton donjon ?
— Quoi, que tu te libères, que tu assommes les gardes et que tu retournes la tour ? Non, pas du tout ! Bien au contraire, ça me fera plaisir de combattre un adversaire à ma hauteur pour une fois ! J’ai un nouveau sort de boule de feu que j’adorerai tester. Sabrylyn va râler, mais je suis sûr qu’elle sera contente de te balancer un ou deux éclairs !
Le visage de Manar s’illumina à ces mots.
— Non ? Des boules de feu et des éclairs ! Oooh, vous êtes géniaux.
— Je te laisse te libérer, alors. Je dois organiser ma défense. Et s’il te plait, fais-moi honneur !
— Je n’y manquerai pas.
Azalphon sortit de la salle de torture en sifflotant. Comme au bon vieux temps.
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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeMar 8 Avr 2014 - 10:35

Texte 3

Chasse, pêche et trahison


Je ne l'avais pas oubliée, mais elle non plus, encore moins, ne m'avait pas oublié.
Elsa.
Quand elle est passée au magasin, cet été là, en pleine canicule, soit-disant pour acheter du matériel de pêche, mon sang a fait demi-tour dans mes veines comme un chien dans sa niche.
-Franck ! Cette surprise ! Qu'est ce que tu deviens ?
Ce que je deviens ? Une machine à remonter le temps vient de me balancer au milieu d'un champ de bataille. Ça doit être les russes d'un côté, les tatars de l'autre, une vraie boucherie en perspective.
-Tu vois je vends des cannes à pêche et des carabines à plomb.
Je reconnais que sur le coup je n'ai pas été très accueillant. Il faut dire qu'on ne s'était pas quittés en très bons termes, suivant la règle de trois où sur trois il y en a toujours un de trop, surtout du point de vue féminin.
J'ai encore eut de la chance que Nicole ne soit pas là, partie faire un tour parce qu'il faisait trop chaud dans le magasin pour une femme enceinte.
Elsa s'est posée là, dans la moiteur des tôles ondulées, avec ses cheveux -ses cheveux ! Toujours aussi noirs qu'on aurait dit qu'ils étaient bleus- et son bras d'olive sur mon comptoir telle une idole africaine attendant d'être immolée.
Entre la mouche wolly bugger à tête fluo et le goudron de Norvège spécial sanglier -applications variées, une boîte offerte pour deux achetées- elle me perfusait le temps qui passe, toutes ces années et toi qui n'a pas bougé. Tu penses, mais maintenant je peux toucher le comptoir avec mon ventre, c'est sûrement une couvade, parce que Nicole attend le premier, fille ou garçon, on ne sait pas, on préfère la surprise. Tout cela au bout du compte pour ne rien acheter et mes clients les yeux rivetés sur la robe qui se déhanche.
Il faisait très chaud.
J'ai mis le ventilateur.
Puis ça m'est sorti de la tête.


C'est quand on a sonné à la porte d'entrée, quelques jours plus tard, alors qu'on n'attendait personne, que ça m'est revenu.
Elsa avait dit qu'elle passerait à la maison. Ou bien elle ne l'avait pas dit.
Il faisait si chaud.
Je voyais déjà les emmerdements en formations serrées bousiller le ciel de cette soirée qui s'annonçait pourtant tranquille, entre liste de prénoms et perdrix persil canonnées du matin. Tout en ignorant superbement les trompettes de Jéricho, je tentai de me rassurer. Ça pouvait tout aussi bien être le facteur avec dix heures de retard ou d'avance, un vendeur d'assurances ou nos voisins homos qui m'avaient à la bonne depuis qu'on s'était croisée à la manif du mariage pour tous le jour où j'allais chez un fournisseur.
Nicole me signala très justement qu'on sonnait à l'entrée, t'es sûre moi j'ai rien entendu, c'est dingue ce que ça développe l'ouïe, et pas que.
Ce n'était pas le facteur ni un démarcheur de mes deux, encore moins nos barbus que j'aurai été ravi de voir, pourtant, cette fois là.
-C'est qui ? fit ma parturiente, écroulée sur sa chaise, de la cuisine surchauffée.
Pensées de suicide, velléités de fugues en majeur, aller chercher des cigarettes pour ne jamais revenir, mais je ne fume pas. Penser à s'y mettre.
C'était Elsa.
La brune incendiaire ravageait mon paillasson préféré, celui avec les petits canards. L'herbe n'y repoussera pas après le passage de cet Attila en ballerines vertes.
-Coucou. Je ne suis pas en retard ?
Je lui fis mon plus plus beau sourire.
-A peine dix ans.
Elle n'avait pas entendu, ou fait semblant, sa tignasse teinte au goudron radiant son feu d'artifice dans les vagues de l'air passé au lance-flamme.
-Comment va-tu ?
-Merveilleux. Que fais-tu dans le coin ? Tu n'es pas rentrée sur Paris ?
En franchissant la porte, bien que je ne me souvienne pas l'y avoir invité, elle me tendit du bout des doigts une petite boîte de carton qui embaumait le rhum et la vanille, avec des airs de maîtresse à un domestique.
Elle non plus n'avait pas changé, seulement gonflée, aussi, à sa façon, celle d'une grenouille particulièrement sexy.
-Tiens, j'ai pris des cannelés chez Baillardan. La boutique existe toujours. Ce n'est pas fou ?
-Incroyable.
J'attrapai la boîte au vol et refermai la porte de la bergerie, la vision fugitive d'un autre moi même courant au bar-tabac le plus proche me traversant l'esprit.
-C'est qui, mimoune ?
L'indienne eut la délicatesse de ne pas rajouter de commentaire au missile, mais pas celui de m'épargner son regard tordu de rire.
-Tu ne vas jamais me croire, ma chérie.
Ça c'était sûr. Comment avalerait-elle le fait d'avoir pu oublier de lui parler de mon ex débarquée au magasin sans crier gare. Il n'y avait aucune chance.
La voilà justement qui arrivait de la cuisine, moulée dans son jogging retaillé, la ceinture repliée sous le ventre -elle me pique tous mes trucs. Par chance il ne lui vint pas à l'idée de la complimenter sur sa grossesse. Elle détestait toute allusion à son physique, à tel point que j'avais du déménager dans la cave tous les miroirs pour qu'elle ne puisse pas croiser son reflet dans la maison. Même le psyché de la grand mère qu'elle gardait dans notre chambre comme une relique avait fait les frais de cette lubie, m'épargnant pour un temps de dormir sous l’œil de la matrone. Elsa lui sauta dans les bras en vieille copine, sans paraître gênée de son allure de baleine échouée. La tête dans les mèches pétrole Nicole me fusilla du regard, tandis que je peinais muettement de la convaincre que je n'étais pour rien dans cette histoire. Je ne récoltai pour tous mes efforts qu'une bordée de canon double en promesse de mise à mort, avec en préliminaire émasculation et autres douceurs analogues. Je me demandais si le plus rapide et le moins douloureux n'aurait pas été d'aller dans la cave me pendre directement, haut et bien court, dégagé derrière les oreilles.
Mais je ne sais pas faire les nœuds coulants, ce qui me fit regretter n'avoir pas choisi de faire mes armes dans la Marine, quoique j'ai eu affaire aussi à quelques nœuds dans la beef.
Pendant que mes walkyries s'emparaient d'un coin de table, je filai doux en cuisine procéder à l'apéritif. Exécution faite de tous mes membres fébriles, manipulant le Bianco et la San Pellegrino comme de la nitro à ras la gueule dans mes verres, j'étais pris de panique, le cerveau battant la purée mieux qu'un Moulinex.
Réunissant péniblement sur un plateau les éléments nécessaires au sacrifice, j'essayai de déchiffrer les vagues de conversation soufflant du salon, pour anticiper le vinaigre, comme le paysan devine le grain au sens et à la force du vent, là à l'allure d'un mot, d'une inflexion de voix.
Les femmes ont sur ce terrain -et quelques autres- quelques millénaires d'avance, pris sur le temps qu'on passait dehors à pister l'antilope ou le mammouth en frères silencieux. Elles savent entrer, sur des signes que nous n'avons pas la finesse de voir, dans des états que nous aurions du mal à atteindre et dont la compréhension nous échappe la plupart du temps, ce dont nous ne nous portons pas trop mal.
J'y retournai, la marée au ventre. Le vent dans les câbles.
Yves Montand gagnait son Salaire de la peur dans mon salon un camion entre les pognes prêt à le pulvériser, tremblant comme un vieillard atteint de Parkinson. Chaque pouce de tapis déformé par les plis, les ravines, jouaient l'obstacle ; ravies de ravaler ma déco de mes petits bouts de chair sulfatés sur les murs.
Le pointillisme revisité façon Apocalypse Now.
-Elsa reste dîner avec nous. Ça ne te dérange pas ?
Inutile de préciser que j'étais prêt à tout sauf à entendre ça.
-Non. dis-je, évasif, flairant le piège.
Je choisis de m'asseoir à l'opposé d'elles, général sur sa colline, vidai mon verre d'un trait sans lâcher la bouteille, pour me resservir aussi sec.
-Tu as chaud, Franck ?
Nicole avait l'air de s'éclater. Ou alors c'était une technique nouvelle, particulièrement perverse, pour me foutre en rogne. Il n'était pas question de lui faire ce plaisir.
Les femmes sont capables de tout quand elles sont enceintes. Je suis sûr que déjà au paléolithique elles nous tapaient les nerfs pour des fraises en plein hiver.
Les glaçons dans mon verre s'entrechoquaient mollement, les miens faisaient la même chose dans mon pantalon.
-Oui. Tout est en chaleur, ici. Pas vous ?
Elles rigolèrent mais pour autre chose, en trois minutes elles m'avaient totalement oublié. Genoux contre genoux, elle m'avaient exclu de leur petite affaire -sauf pour parler de moi et de mon tour de taille.
Moi il ne me fallut pas trois verres pour commencer à me détendre, goûtant la sérénité du condamné à mort qui vient de bénéficier d'une rallonge.
Sur son cheval, le général observait de loin les opérations, cherchant à comprendre dans les mouvements de ses troupes ce qui avait bien pu foirer dans la transmission de ses ordres. C'était donc ça les guerres modernes. Finies les têtes coupées, les entrailles qui pendent, les chairs qui pourrissent, maintenant on finassait on allait dans le cheveu en huit.
Un relent de rage et d'alcool me remonta dans la bouche devant l'ennemi qui faisait la guerre selon des méthodes déloyales, les salopes.
Faisant tourner mes glaçons dans le Bianco je comptai les heures qui me séparaient de ma chasse du lendemain. Avec Thierry on avait prévu de s'offrir une dégustation de Léognan dans la palombière, pendant l’affût. On avait fait nos meilleurs carton avec des chardonnay de Californie, on est beaux joueurs, quoiqu'on parle encore en vétérans de ce rosé de Gruissan qui avait multiplié les palombes comme Jésus les petits pains. Le vin. Le fromage. Je sais plus.
Puis on est passés à table.
On changea de calibre sur l’affût, montant le liquoreux de Sainte Croix que je me résignai à sacrifier à la cause, je ne savais pas bien laquelle d'ailleurs. J'hésitai sur la fin ; bain de sang ou câlin sous la douche ?
Revenant de la cuisine avec la perdrix qui se pavanait sur un lit de patates, Elsa m'en envoya une chaude :
-La province ? C'est comment ?
-Je m'éclate. Je chasse, je pêche. Luxe, calme et volupté. N'est-ce pas, Nicole ?
Nicole émit une sorte de petit rire de gamine de quatorze ans comme si elle venait de découvrir son clitoris ou que Brad Pitt soignait son baby blues dans la région.
Elsa gloussa de concert, et que je te pose la main sur le ventre, alors que moi je dois payer, voire même jusqu'à faire la vaisselle.
Qu'elle n'y compte pas ce soir.
-Et on chasse quoi, dans le coin ?
-La bécasse.
On bouffa l'oiseau. On liquida le Sainte Croix. Je n'écoutai plus ce qui se disait, entamant mon voyage astral vers quelque vague point de l'horizon cosmologique.
Je m'éveillai tout à coup, longtemps après, décelant sous la table des mouvements suspects. Elles faisaient quoi, là dessous ?
Les yeux me piquaient. Je n'en pouvais plus, il fallait que je sorte.
Je me levai sur un pont en pleine tempête. J'essuyai du grain.
-Je vais à la cave. dis-je en brandissant la fiole vide, comme le drapeau du dernier kilomètre.
Les poutres du sous-sol tanguaient comme les membrures d'un navire. Chaloupant entre les obstacles, la voiture, le psyché de la vieille, l'atelier, une caisse à outils, enfin la cave à vin alignaient proprement ses rangées de bouteilles au garde à vous, dont la vue m'emplissaient toujours d'une fierté de jeune papa.
Blanc, rosé, rouge ? Le choix était cornélien. Quoique Rabelais eut mieux convenu à la circonstance.
Pourquoi pas les trois ?
Je me campai à mon établi, poussant ma carabine nettoyée graissé, et débouchai la première bouteille. Attaque au rosé, un joli Bouches du Rhône, frais comme une pêche. Il glissait tout seul, et se maria très bien avec ses petits copains.
Les bouteilles se vidèrent, je commençais à avoir chaud. J'allai ouvrir la porte du garage, pour faire circuler l'air, un air à peine tiède mais qui suffit à me rappeler au sacerdoce.
Combien de temps s'écoula ? Je ne saurai dire, ayant perdu toute notion, même je m'en fichai ma chaussette de savoir ce qu'elles faisaient là-haut, si elles s'inquiétaient de mon absence. Au moins là je ne me sentais pas de trop, laissons les toutes les deux se tripoter à leur envie.
Je remonterai plus tard, me promettrai-je, quand j'aurai trouvé la fiole idéale pour les cannelés.
A la fin du voyage j'avais visité les Alpes Maritimes, l'Hérault, la Haute Garonne, me tâtai pour une virée en Bourgogne ; ses coteaux verdoyants, ses châteaux, ses collines douces comme les nichons d'Elsa.
Je m'octroyai un petit somme, car j'étais dans le cirage et ne tenais pas à remonter dans cet état. La tranquillité ne dura pas longtemps.
Quelqu'un était dans l'escalier. Je me redressai sur ma chaise, passa la main sur mon visage qui me parut fait en carton. Ce que je m'étais mis. Les cadavres en face de moi confirmaient le diagnostic.
Qui descendait ?
J'entendais distinctement le craquement du bois des marches. Pas moyen d'avoir la paix ici. J'aurai plutôt du aller à la palombière, où n'y aurait eu que les piafs pour me déranger.
Je me mis debout, tout en doutant de ma verticale, mis mon bras en avant pour retenir ma chute.
-Franck ?
C'était la voix d'Elsa.
-Ça va ?
Une ombre floue, frangée de cheveux ondulés noirs, se détachait à quelques mètres devant. Mais ça tournait dans ma tête, la voix d'Elsa tournait avec tout le reste du décor, il n'y avait que son image, fixe et lancinante, qui se dressait comme la mort face à moi.
-Je vous manquai ? parvins-je à articuler, la bouche pâteuse. Attendez mes salopes, Franck va monter vous voir...
Un objet dur se précisa sous ma main. La carabine.
-Franck. Tu es où ? Qu'est ce que tu fais ?
Elle ne devait rien voir dans la pénombre, à part la nuit qui se donnait dans les miroirs, car je n'avais pas allumé, pour les moustiques.
-Qu'est ce que tu fais ?
C'était bizarre cette voix, on aurait cru qu'elle n'avait pas de rapport avec ce corps, ce corps qui me creusait les entrailles une putain de brûlure.
Cela ne prit que quelques secondes.
La déflagration roula sous la voûte, comme un feulement de foudre. L'image d'Elsa se disloqua, et sur le moment je trouvai cela drôle parce que je ne m'étais pas imaginé que ça ressemblait à cela un corps frappé par un plomb de chasse. C'est vrai que d'ordinaire, je pratiquais plutôt les animaux.
Il y eu un cri.
Je lâchai la carabine, qui retomba sur la dalle de ciment avec un son de bois mort. Le reste s'évanouit dans les ténèbres.



Le reste, je ne le connais que par ce qu'on m'a raconté après. Les secours sont arrivés assez vite, et nous ont amené au Tripode, les autres hôpitaux ne disposant pas d'équipements nécessaires à la prise en charge d'un blessé aussi grave.
Nicole est décédée deux heures après mon coup de sang, sur la table d'opération. Les chirurgiens n'ont rien pu faire pour elle, mais ils ont sauvé le bébé qui se portait comme un charme, malgré sa sortie anticipée. Il garda la couveuse un mois et demi, puis je fus autorisé à le ramener à la maison. C'était une fille.
Je l'appelai Nicole, en souvenir de sa mère.
Officiellement Nicole était morte d'un coup de fusil accidentel, et comme je connaissais le commandant de la gendarmerie, qui chassait les dimanches avec nous, je pus éviter la prison ferme, n'écopant que du sursis.
Quant à la raison de ma terrible méprise, elle est toute simple. Ce que j'avais pris pour Elsa n'était que son reflet dans le psyché de la grand-mère que j'avais descendu dans la cave. Elsa, ne me voyant pas revenir, avait décidé de venir me chercher. Seulement, au lieu d'emprunter l'escalier elle passa par le jardin. L'image que je voyais était celle d'Elsa à la porte du garage, mais dans mon dos, qu'ainsi je croyais voir devant moi. Lorsque je tirai sur elle, ou plus exactement sur son reflet, je tuai Nicole, descendue nous rejoindre, cachée à mes yeux par la masse du miroir. J'avais bien entendu des pas dans l'escalier, mais c'était elle, qui venait à ma rencontre, et que j'abattis d'un coup de carabine, à travers Elsa.

...

Elsa n'est pas repartie à Paris. Nous élevons tous les deux l'enfant, qui ressemble chaque jour un peu plus à Nicole. Elsa croit toujours que c'est Nicole que je visais. Je n'ai pas l'intention de la contredire.
J'ai mis au rebut tous les miroirs qui étaient dans la cave. On ne sait jamais.
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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeMar 8 Avr 2014 - 10:38

Texte 4

Les Cheveux en Bataille.



Le jour s’est levé, il y a quelques minutes. Nous sommes début août. Un rayon de soleil filtre à travers la vitre de la boulangerie, apportant une douce chaleur. L’odeur des viennoiseries embaume le petit espace. J’attends mon tour dans un cocon de sensations agréables. Je me délecte de ce moment. Je n’ai plus que quelques minutes pour acheter quelques douceurs et remonter à l’appartement les déguster devant un bon chocolat. Ma commande coincée contre ma poitrine, je souhaite une bonne journée à la boulangère et sort. Un inconnu me bouscule. Je sauve mon petit déjeuner de la chute mais lâche mon sac et son contenu s’étale au sol. La journée commence. Il s’excuse et s’affaire à tout ramasser. Je le regarde attentivement, ses traits me disent vaguement quelque chose. Je n’ose rien dire. Il lève enfin la tête et me dit, souriant « Je m’excuse. Je n’suis pas bien réveillé. Je n’vous ai pas fait mal au moins ? » Johan. C’est bien lui. Sa voix rauque, ses cheveux bruns indisciplinés, ses yeux verts. Le sang me monte aux joues.

« On se connaît ? Ton visage me dit quelque chose. Sérieusement hein ! Tu vas croire que je te fais un plan drague à deux balles...
- Non, non, on se connaît, enfin si on peut dire ça.
- Par qui ?
- Ta sœur.
- Oui, voilà c’est ça ! Tu venais quelques fois chez les parents. T’as vu, ils ont enfin leur garage ! Depuis le temps qu’ils en parlaient…
- En fait, je n’ai plus revu Emilie depuis quelques temps. On s’est un peu brouillé.
- Ah les filles et vos histoires... Ton prénom, c’est …
- Aurélie.
- Aurélie, oui ! C’est ça ! Les deux Lily’s ! Tu bosses dans le coin ? Enfin vu tes ch’veux en bataille, tu dois plutôt habiter dans le coin ! Quelle heure il est ? Ah oui quand même ! Ecoute, c’est cool de t’avoir revu. J’dois y aller mais j’suis aussi du coin. On se recroisera surement ! A plus, bonne journée !
- Ok, à toi aussi. »

Il me fit la bise, puis fila entre les passants. Si je n’arrivais plus à le voir, son contact semblait encore bien réel sur ma joue. Son parfum avait embrouillé mes sens. Je repris le chemin de l’appartement, n’ayant plus aucune notion du temps passé.


*


« T’étais où ? Ils n’avaient plus rien ? A cette heure-ci ?
- Non, non, c’est bon... J’ai juste percuté quelqu’un en sortant de la boulangerie.
- Toujours aussi tête en l’air ! »

Tête en l’air... Je ne savais plus où elle était celle-là, peut-être encore dans la rue… Je déclarai que j’étais sacrément en retard pour me substituer au regard de Jérôme et me précipitai dans la salle de bains. Je posai sur mes yeux un peu de fard à paupières, et sur mes lèvres, du baume protecteur. Je les mordis pour donner une couleur plus intense. Je pris la brosse et disciplina mes cheveux. « Vu tes ch’veux en bataille » avait-il dit. Dans le miroir, ce n’était pas mon reflet que je scrutais. Non, je revoyais son sourire taquin. Je revoyais ses dents blanches, je revoyais ses lèvres dessinées, sa barbe de trois ou quatre jours aussi. Il avait toujours eu un certain magnétisme, un certain pouvoir sur moi. Dès qu’il entrait dans mon champ de vision, je me rappelle de ces sensations dans le ventre, de mon cœur qui s’emballait. Huit ans après, j’étais à nouveau cette adolescente de 16 ans qui découvrait ses premiers émois. « Encore là ? » entendis-je derrière la porte. Je me ressaisis tant bien que mal et sortit avec le sourire. « Non, tu n’me vois plus, à ce soir ! »


*


Je composais le code en bas de l’appartement, quand j’entendis les pneus d’un vélo crisser légèrement. « Tiens Lily, je prends une douche et j’arrive d’ici 10 minutes ! » Johan ! Je n’eus pas le temps de protester. Il est pas gêné ! Et si j’avais autre chose à faire ? Bon, je n’ai rien. L’appartement est en bazar. Faut que je prenne une douche aussi. Faut que je range. Mes pensées arrivèrent par vague. Calme-toi. Je poussa la porte et monta les escaliers quatre par quatre. Arrivée au deuxième étage, légèrement essoufflée, j’insérais la clef dans ma serrure, fébrilement. Bin dis donc ma vieille, tu t’es suis sentie pousser des ailes, je crois. Va falloir que je reprenne le footing. Tiens, Jérôme n’est pas là. Ah oui, c’est jeudi, encore son entraînement de rugby... Enfin sa troisième mi-temps plutôt.

« Bon, première étape, un peu de rangement, ça f’ra pas de mal. » dis-je à haute voix comme pour me motiver. A la poubelle les magazines de filles. Un livre de cours sur la table, ça fera plus sérieuse. Un coup d’éponge sur la table. Un coup de balai rapide. Je tape un peu vigoureusement le canapé. « Ah bin le voilà lui ! » Un boxer que j’avais cru perdu, il avait dû tomber de ma pile de vêtements à ranger. Vêtements... « Qu’est ce que je vais mettre pour l’accueillir ? Oh la la, il faut que je prenne ma douche. Il ne me reste plus que 3 minutes normalement. Allez, tais toi, file sous la douche. »

Je saisis le pommeau de douche, tourne le robinet, teste la température. Un peu froid encore, j’augmente le débit. « Vite, vite, dépêche toi. » Je commence par mouiller mes pieds timidement. Juste ce qu’il faut de chaleur, je remonte sur les jambes en vitesse. Parfait. J’accroche le pommeau en hauteur et passe la tête sous l’eau. De mes deux mains, je plaque mes cheveux en arrière, je récupère un peu d’eau chaude dans le creux de mes mains et la jette sur mon visage. Je sens les gouttes ruisseler sur mon corps. Johan. Il va arriver. Je prends une noisette de savon et savonne frénétiquement. Les bras, les épaules, le ventre, mes seins…

Biiiip ! Merde l’interphone ! Il est là. Je sors précipitamment de la douche, attrape une serviette et ouvre la porte de la salle de bains. Un frisson me parcourt. La vague de froid qui envahit la pièce pleine de vapeur chaude ou le fait de savoir qu’il sera là dans moins de trois secondes ? Je secoue mes cheveux dans tous les sens. Je sors de la salle de bains, passe dans le couloir pour rejoindre la pièce principale.

Toc ! Toc ! Merde, il est monté. Quelqu’un a dû lui ouvrir. Il est là.
« Oui, j’arrive ! » Je donne un tour de clé et entrouvre la porte, me dissimulant en partie derrière.  
« Johan, désolée, euh tu as fait plus vite que prévu, et je dois encore m’habiller. Tu peux rentrer et t’installer ? Je suis prête d’ici 2 minutes, pas plus.
- Deux minutes, j’émets un doute mais oui, c’est bon, je peux attendre. »
Je me retourne, me dirige vers la salle de bains, attrape des vêtements dans le placard au passage.

« Installe toi ! Prends un verre, c’est dans le placard en haut à droite
- Tu n’as pas besoin de crier, je n’suis pas sourd. »

Je sursaute. Je n’avais pas fermé la porte. Il est là, sur le pas. Il entre dans la salle de bains. Je saisis la serviette à côté, m’enveloppe. Son regard est intense. Il se rapproche de moi. « Johan, qu’est ce que… » Il pose un doigt sur ma bouche, doucement. Tendrement. Il se veut rassurant. Je recule doucement mais je suis vite bloquée par l’évier. Il plaque son corps contre moi. « Je sais que tu en as envie… J’ai vu ton regard » susurre-t-il à mon oreille. Son souffle est chaud, sa voix est suave. Sa main droite passe sous la serviette et se pose sur ma hanche. Sa main gauche attrape le coin de la serviette et me l’enlève des mains. Il l’écarte, la lâche. Elle tombe à terre. Il me regarde et me sert ce sourire. Je chavire presque, je craque. Je tente de me raccrocher à quelque chose de réel, je ne trouve que le lavabo. Ses mains parcourent mon corps. Chaque parcelle de peau caressée inonde mon système nerveux de messages. Je ne réponds plus. Mes paupières se ferment. Je le sens, il se rapproche de mon visage. Il me caresse de ses lèvres… Puis, plus rien. Il s’écarte brusquement. « Je t’attends ». Il n’est déjà plus là. Je suis abasourdie. Tout est toujours à un niveau tel d’excitation que je suis encore comme paralysée. Je sens mon cœur battre la chamade. Mes yeux sont embrumés. Mes oreilles bourdonnent. Je sens mon sexe palpiter. L’onde de désir me parcourt toujours. Elle ne trouve pas de repos. Je saisis mes vêtements, les enfile tant bien que mal. Je ne sais pas quoi faire. Je suis perdue.

Je sors dans le couloir. Je flotte plutôt. Quelqu’un frappe à la porte. Machinalement, je me dirige vers l’entrée pour aller ouvrir. Ca m’offre quelques minutes de répit. Peut-être pas en fait.
« Jérôme ?  
- Toi, tu as oublié que je passais récupérer mon sac. Je t’ai dit que je l’avais laissé.
- Ah oui, c’est vrai.
- Je te dérange ?
- Non, non, j’ai eu la surprise d’avoir une visite.
- Qui ça ?
- Le frère d’une ancienne amie, d’Emilie, tu sais je t’en ai déjà parlé. Johan, c’est son frère.
- Et pourquoi il te rend visite ? Je peux savoir ?
- Je l’avais rencontré par hasard l’autre matin. On s’est recroisé aujourd’hui, il est monté prendre un verre.
- Et prendre sa douche avec toi ? Pourquoi tes cheveux sont encore trempés ?
- Mais non, il n’est pas monté tout de suite avec moi, il est passé chez lui d’abord. Ecoute Chéri, ne vas pas te faire d’idées tout de suite. Ne t’imagine rien surtout, il n’y a rien à imaginer.
- C’est un peu dur d’avaler ça. Je ne le connais ni d’Eve, ni d’Adam. Tu me parles d’un inconnu, qu’en fait, tu connais plutôt bien apparemment. Et je te retrouve chez toi, avec lui. Fais le sortir tout de suite. Quoique non, c’est moi qui vais sortir.
- Euh, excusez moi… Je ne veux pas être la source d’une dispute. Je ne suis passé que pour dire bonjour. Je vais peut-être y aller.
- Vaudrait mieux ! lança Jérôme en se réfugiant dans la chambre
- Euh écoute Johan…
- Ne t’inquiète pas, j’ai dit que j’y allais.
- Ok, merci »

J’ouvris la porte, lui laissa le passage. Il me plaqua au mur, fourra sa langue dans ma bouche et une main sur mes fesses. Je l’entendis chuchoter « On reprendra où on en était plus tard. » Puis il sortit en claquant la porte.

Une fois de plus, j’étais seule, totalement désarçonnée par ses attaques répétées.

« Il est parti? Pas trop tôt. Je dois y aller mais on en reparlera de ça !
- Oh arrête, stop, j'en ai marre! J’ai le droit de voir qui je veux, ce n’est que le frère d’une vieille amie. Je ne dois rien dire quand tu te trémousses sur les photos en bonne compagnie. Je ne dois rien dire quand tu rentres si saoul que je ne suis qu’une ombre à tes yeux. Je ne dois rien dire quand tu débarques sans demander mon avis. Je ne suis pas ta chose. Et oui, on peut en reparler quand tu veux. Je ne changerais pas d’avis. Alors vas te calmer, vas avec tes potes de rugby, vas faire ta troisième mi-temps comme d’hab’ et surtout ne reviens que lorsque tu auras réfléchi à tout ça !
- Tu commences à me les briser !
- Eh bien accroche-toi, parce que si tu ne changes pas, tu finiras de te les briser ailleurs ! »

Je vis Jérôme entrer dans une colère noire, prendre son sac de sport et sortir de l’appartement en claquant la porte. Lui aussi.

Qu’il aille se faire voir ! Là c’est trop. J’ai trop longtemps supporté ses excès et ses crises. Je n’ai jamais bronché. Non, là, c’est vraiment trop. Et Johan, pour qui il se prend lui?! C’est sa faute, il m’a mis dans un tel état que… que quoi d’ailleurs ? Que je chercher à me justifier. Parce que je n’ai pas sur le repousser. Parce que j’ai cédé malgré moi. J’suis pire qu’une ado !

Brrr Brrr. Le vibreur de mon téléphone m’extirpa de mes pensées. Où est-ce qu’il est passé ? J’étais sure de l’avoir laissé sur la table. Je le cherchai avant de le trouver sur le canapé. Bizarre, je n’me rappelle pas de l’avoir laissé là, enfin bref, peu importe.

Sur l’écran, apparut le message.

« Enfin seule… Mais pour combien de temps ? »


Dernière édition par Morrigan le Mar 8 Avr 2014 - 12:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeMar 8 Avr 2014 - 10:38

Texte 5


Dimanche, 18h32 : " Et voila! A cause de toi le chat est mort! "

Jeudi, 10h01 : J'étais au marché. Je déteste ce lieu. Mais bon il me fallait des brocolis. Je déteste les brocolis. Mais bon ma femme en voulait.
Paf. J'ai heurté une femme. Ou elle m'a heurté, je ne sais pas. Je la regarde. Ses yeux disent tout : " Je te connais. Je suis belle. Je suis droguée. "
Elle cherchait. Quoi? Je ne sais pas. Mais elle cherchait. Comme un chien cherchant son os.
" Où est-elle? Ma pépite! "
Pendant quelques secondes, j'ai cru qu'elle parlait d'or. Un rapide coup d'oeil sur ses vétements et ses cheveux m'a ramené à la réalité. Cliché? Pas tant que ça.
" Ah la voila! Mais.. Je te connais! Tu étais dans mon lycée! "
Oui je la connaissais. Je voyais que en 15 ans, nous avions emprunté des chemins différents. Lequel était le bon? Bonne question.
J'ai couru. Pour ne pas qu'elle puisse me rappeler à quel point j'étais heureux avant. Avant..

Dimanche, 15h10 : " Chéri va ouvrir! "
J'ouvre. C'est elle.
" Qu'est ce que tu fais là? "
Elle entre sans me répondre puis s'installe dans le canapé.
" Tu n'es plus le même dis donc. Toi qui critiquait les BCBG.. "
Ma femme entre dans la pièce, me regarde, s'apprète à ouvrir la bouche mais est interrompu.
" Vous auriez pas du feu? Je partage si vous voulez. "
Ma femme commence à partir en furie. " Junkie " , " tarée " et autre doux adjectifs caractérisent désormais cette simple rasta.
" Vous avez fini? Bon moi je vais prendre une douche du coup. Vous inquiétez-pas, je vais trouver. "
Je sens que ma femme va craquer, c'est pourquoi je l'encourage à aller se promener.
Je suis maintenant seul. Seul avec Lui. Lui qui a bercé mon adolescence. Cela fait tellement longtemps. Je vais chercher une allumette. Je me remémore ces souvenirs de jeunesse en crachant la fumée. 10min. Il est entierement consummé. Je me dirige vers la salle de bain. Elle est entrouverte. J'hésite. Je me ravise. Oh et puis tanpis! Je jette un regard. Je ne peux désormais plus me retourner. Une beauté naturel, sauvage, simple. L'eau coule le long de ses dreads.
Tout à coup elle me voit. Je balbutie des excuses.
" Ne t'en fais pas. Je ne dirais rien, ajoute-t-elle avec un clin d'oeil. "
Je redescend dans le salon. Quelques minutes plus tard, elle arrive elle aussi.
Un rapide baiser puis elle me laisse et part de la maison. Je reste bouche bée, sans savoir quoi faire, le cerveau bloqué.

18h26 : Ma femme rentre, sereine, calme. Sûrement que le départ de ma douce rencontre y est pour quelque chose. Félix arrive. Félix c'est le chat paresseux, le chat qui n'est pas bien vaillant, le chat gourmand, le chat qui a avalé une drôle de croquette et qui est en train de s'étouffer.
" Il a avalé un bout de cette infâme substance qu'a ramenée ton amie! Et voila! A cause de toi le chat est mort! "
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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeMar 8 Avr 2014 - 12:19

A voté également Wink
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sombrefeline
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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeMar 8 Avr 2014 - 12:28

A voté !

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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeMar 8 Avr 2014 - 21:37

A voté aussi, un vrai coup de coeur pour un des textes Very Happy

Allez les autres, venez faire votre devoir électoral Wink
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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeMar 8 Avr 2014 - 22:13

voté !
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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeMar 8 Avr 2014 - 22:52

Bon dieu mais c'est excellent, ça me donne presque envie d'écrire des nouvelles.
A voté.
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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeMar 8 Avr 2014 - 23:16

j'ai vraiment hésité entre deux ! A voté.
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sombrefeline
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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeMer 9 Avr 2014 - 17:35

Petit up pour les votes

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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeMer 9 Avr 2014 - 18:53

A voté. Sans hésitation pour ma part
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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeMer 9 Avr 2014 - 23:32

Shocked Qu'est ce que c'est bien écrit tout ça !  Super 

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Il meurt lentement; celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n’écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux. Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre, celui qui ne se laisse jamais aider[...] Il meurt lentement celui qui devient esclave de l'habitude refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change jamais de repère. Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements. Ou qui ne parle jamais à un inconnu.  Il meurt lentement; celui qui ne change pas de cap lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour, celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n'a fui les conseils sensés. Vis maintenant! Risque-toi aujourd'hui! Agis tout de suite! Ne te laisse pas mourir lentement! Ne te prive pas d'être heureux! Pablo Neruda.

Lis un millier de livres et tes mots couleront comme une eau de source. Lisa See - Fleur de Neige
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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeVen 11 Avr 2014 - 7:47

Petit up, venez voter !

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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeSam 12 Avr 2014 - 20:02

Oh là là, j'ai presque failli passer à côté!
Ça y est devoir effectué. Ça aurait été bête de rater ça vu la qualité des textes!
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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeSam 12 Avr 2014 - 22:51

J'ai voté.
Bon... heu... sans méchanceté, hein... J'ai lu parce que vous avez tous passé du temps à écrire ces récits et que vous y avez investi votre dynamisme, votre passion pour l'écriture et votre envie de raconter à autrui une histoire, mais bon, heu... c'était pas du tout mon truc, ce type de sujet ! lol !

Félicitations à vous d'avoir relevé ce challenge !  cheers 

Allez, moi, je vous quitte, je ne faisais que passer, et là, je vais aller vite prendre une douche parce que vous m'avez, pour la plupart, mis le rouge aux joues avec vos histoires sentimentales ! Razz
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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeLun 14 Avr 2014 - 20:20

Venez voter !

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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeMer 16 Avr 2014 - 22:05

Petit up, allez allez, venez faire votre devoir électoral Smile
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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeVen 18 Avr 2014 - 10:09

Venez voter !

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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeLun 21 Avr 2014 - 21:45

Petit up : plus que quelques jours pour venir voter

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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeMer 23 Avr 2014 - 18:50

Allez, plus que deux jours avant la clôture des votes, on hésite pas !  ::rolling:: 
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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeVen 25 Avr 2014 - 22:04

Les votes sont clos, la gagnante est donc Sombreféline !

Un grand bravo à elle, et à tous les participants !  cheers 
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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeVen 25 Avr 2014 - 22:05

Bravo Sombrefeline  cheers 
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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeVen 25 Avr 2014 - 23:30

Bravo Sombreféline !
J'avais beaucoup aimé ton texte Very Happy
J'ai bien aimé l'humour de ce récit, son aspect fantasy(++), et l'originalité par rapport aux autres textes (même si j'ai pas trop vu où était la douche) ^^

Bravo à tous les autres auteurs aussi, parce que franchement, moi, je ne trouve pas que c'était un thème facile à traiter !
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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitimeSam 26 Avr 2014 - 9:06

Wah ! Merci à tous ! Ravie que mon texte ait plu !

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MessageSujet: Re: Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes !   Concours [J'prends une douche et je passe] : les votes ! Icon_minitime

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