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 Le rôdeur de la nuit.

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MessageSujet: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeMer 5 Mai 2010 - 17:48

Je le met là mais je ne sais pas s'il est bien dans sa catégorie... Je verrais bien en fonction de l'avancement du texte.


Chapitre 1 : Apparition / Disparition


Il y a un rôdeur dans la nuit. Je ne l’entends pas, mais je sais qu’il est là. Je le distingue comme une silhouette confuse, ombre parmi les ombres. Un mélange de parfum et de murmure me donne sa position exacte, il se camoufle derrière un arbre. En fermant mes yeux aveugles dans le noir, je vois la manière dont il se tient. Il est accroupi, les mains posées sur les cuisses, la respiration saccadée et lui aussi m’observe.
Ne suis-je pas également une rôdeuse de cette nuit froide ?
Je vois mieux les yeux fermés. C’est comme si je pouvais tout découvrir de lui en un seul instant. Je bloque mon esprit. Non, il ne faut pas que cela aille si vite, je dois me laisser des surprises.
Déjà, les traits de son visage envahissent l’image. Il a une expression sévère, qui cache un lourd secret. Ses yeux sont sombres, il a les sourcilles froncés.
Il m’attire.
Une bourrasque de vent me fait perdre ma concentration. Elle dure longtemps, fait voler autour de moi mes cheveux défaits et le manteau que j’ai jeté sur mes épaules avant de sortir.
Je ne distingue plus le rôdeur. Il a disparu.
Je tiens à vérifier. Non, il n’y a aucune trace de lui.
Même pas une empreinte de pas dans la terre meuble.
Ai-je rêvé ? Les nuits sont trompeuses.
Non, je n’ai pas pu rêver cela. Même court, cet instant est d’une intensité tel qu’il vaut la peine d’être vécu. Cet instant restera gravé dans ma mémoire à jamais.
Alors, je prends la cigarette que j’étais sortie fumer, et la savoure. Demain, je reviendrai à la même heure, en espérant un rendez-vous secret avec cet inconnu. Demain, je le verrai, je lui parlerai. Et il sera l’homme que j’attends depuis si longtemps.
Alors, je vais dormir, rêvant de cet homme.

Au matin, un sentiment confus m’accompagne. A 10h35, deux policiers font irruption chez moi. Ils m’expliquent rapidement qu’il y a eu un cambriolage dans une maison voisine, et me demande si j’ai vu quelque chose cette nuit. Je ne leur dis rien.
Mais je sais que leur voleur et mon rôdeur ne forment qu’un. Qu’importe ! Je l’attendrais ce soir, et s’il ne vient pas, j’attendrais le jours suivant. Et encore celui d’après, jusqu’à ce qu’il réapparaisse.
Ne dit-on pas qu’un criminel revient toujours sur les lieux de son crime ? Lui a volé mon cœur, il reviendra.

Pendant toute la journée, les policiers n’ont pas arrêté de fureter partout, inspectant par-ci par-là un centimètre carré avec intérêt. Je ne sais pas ce qu’ils ont trouvé, mais ça n’a pas l’air de les satisfaire. Les habitants, quand à eux, se rassemblent par petits groupes pour évoquer ce qu’il s’est passé. Moi, je reste dans mon coin, amusée de voir deux commères qui se détestent uni devant ce coup du sort. Car tout le monde a dans l’esprit que la cible est une maison calme, cela aurait pu être n’importe laquelle.
Vers midi, les policiers sont revenu me questionner : ils avaient appris d’une voisine, surnommée par mes soins Langue de Vipère, que j’ai l’habitude de sortir le soir. Je leur ai répondu aussitôt : « Comme tous les soirs j’ai été à l’extérieur pour fumer, mais je n’ai rien vu de particulier ». Quand ils m’ont demandé l’heure, j’ai fait celle qui n’en avait aucune idée. Ils se sont contentés de cette réponse, ce n’est pas comme si j’étais tombée nez à nez avec le cambrioleur !
En réalité, il était exactement 23h59, le lundi 18 août 2008.
Le soir, mon chamboulement s’est apaisé, celui qui m’a fait croire que cet homme aurait pu voler mon cœur. Encore une fois, je me suis trompée. Toujours ces histoire d’hommes. Toujours la même. Quand on y crois, il n’y a personne en face. Toutefois, je m’accroche à tout ce qu’a laissé l’inconnu derrière lui, c'est-à-dire peu de chose. J’attends avec impatience les informations régionales, mais ils ne soufflent pas un mot de ce cambriolage.
A 23h30, je vais fumer ma cigarette. Je prends plus de temps que d’habitude. Il n’y a plus de policier, mais les villageois montent la garde. Mon rôdeur ne réapparaîtra pas cette nuit.
Le lendemain matin, je cours dans la ville voisine acheter le journal. J’habite un petit village de montagne, où même pour trouver un pain il faut franchir un col.
Une fois passé le comptoir, j’épluche les feuilles à la recherche des pages sur nom village.

« Cambriolage à Mont-la-Garrigue : le village est-il aussi tranquille qu’on le croit ? »
On croyait le village paisible, à l’abri de toute criminalité. Depuis lundi, nous ne pouvons que constater l’insécurité qui gagne une nouvelle fois du terrain. C’était un village tranquille à l’abri de tout, où tous les habitants se connaissent et où l’entraide est persistante. C’est ici que Mr Alexis Ducarof, PDG d’une importante entreprise d’import export, a choisi d’établir sa maison de campagne.
C’est précisément cette maison qui a été ciblée. Selon les policiers en charge de l’affaire, un individu encore non identifié est entré par effraction dans la nuit de lundi à mardi. Il a saccagé une partie de la résidence et il est repartit avec un butin encore inconnu. Pour fixer le montant des dommages, il faudra attendre le retour du propriétaire, à préciser un policier. Celui est actuellement en vacance à l’étranger et n’a toujours pas eu connaissance des faits. C’est la femme de ménage qui a avertit les autorités après avoir vu des faisceaux lumineux dans la maison.
« Il faudra vérifier si Mr Ducarof ne gardait pas ici des informations concernant sa société, à dit le commissaire chargé de l’affaire. » La police semble en effet privilégier la piste de l’espionnage industriel.

Je repose le journal, incrédule. Comme ça, le voisin que personne ne voit jamais, c’est un PDG ? Ce grand blond baraqué ? Si je ne l’avais pas lu dans ce journal relativement sérieux, je ne l’aurai jamais cru !


Dernière édition par jaelle le Ven 7 Mai 2010 - 11:12, édité 2 fois
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elgringo
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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeMer 5 Mai 2010 - 19:30

Miam miam, cette histoire commence bien Smile J'aime déjà la protagoniste, j'aime l'intrigue qui se dessine. Le style est sympa, j'ai envie de savoir la suite Smile

J'ai quelques petites remarques qui pourraient t'aider, mais rien de majeur :

Citation :
En fermant mes yeux aveugles dans le noir, je vois la manière dont il se tient
Je ne comprends pas vraiment le sens de cette phrase... "Mes yeux aveugle dans le noir" ça sonne un peu bizarrement. J'ai du mal à déterminer si tu veux dire qu'elle a des perceptions extra sensiorielles, ou si elle imagine son rôdeur ?


Citation :
les sourcilles froncés
Les sourcils


Citation :
Alors, je vais dormir, rêvant de cet homme.
Tu répètes "Homme" un peu rapidement, tu pourrais simplement dire "Lui" et le sens serait conservé.

Citation :
Les habitants, quand à eux, se rassemblent par petits
Ce serait "Quant à eux." et en plus je pense que tu peux t'en passer, la phrase serait plus rapide.


Citation :
, à préciser un policier
a précisé


voilà vriament rien de majeur à redire, j'attends la suite.
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Sophinette
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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeMer 5 Mai 2010 - 21:27

J'aime aussi beaucoup ton histoire. La lecture est fluide, le syle agréable. Je trouve que ton texte est bien travaillé.
Je ne la connais pas encore, mais comme Elgringo, j'aime aussi cette protagoniste. Elle est intriguante...tu as titillé ma curiosité

J'ai envie de connaitre la suite

Celui est actuellement en vacance à l’étranger et n’a toujours pas eu connaissance des faits Celui-ci
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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeJeu 6 Mai 2010 - 8:02

Joli début intriguant !

Citation :
En fermant mes yeux aveugles dans le noir, je vois la manière dont il se tient
Cette phrase m'a aussi interpellé bien que j'en ai compris le sens, j'aurais plutôt écrit : Aveugle dans le noir, les yeux fermés, je devine la manière dont il se tient. (Si ton héroïne a des perceptions extra-sensorielles il faut mettre "perçois" à la place de "devine")

Correction des fautes
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeJeu 6 Mai 2010 - 8:54

Merci beaucoup pour votre lecture, vos commentaires et votre aide !

Je prend compte immédiatement de vos remarques !

Schadow : Est-ce uniquement les fautes d'orthographe que tu as corrigé ? Merci beaucoup, ça ne doit pas être si évident de mes corriger Wink

Bon, ce qui est bien, c'est que ce récit que j'avais laissé à l'abandon reprend de plus belle. J'y ai pensé toute la nuit. Ce qui fait que dans ce que je vous ai donné, il y a une petite modification : Maintenant, le récit est chapitré.

Voila, je prépare la suite de ce texte Wink
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schadow54
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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeJeu 6 Mai 2010 - 9:30

Oui Jaelle ! Seulement les fautes d'orthographe, de conjugaison et la ponctuation. Les suggestions que je fais, je ne les mets pas c'est à toi de voir si elles sont cohérentes avec ton récit ou non !

Il y a aussi des répétitions, mais c'est dans tous les premiers textes, pour te donner un exemple tu répètes 4 x village en moins de 10 lignes. Les relever toutes me prendrait beaucoup de temps, il faut se relire souvent pour que cela saute au yeux.

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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeVen 7 Mai 2010 - 11:34

Voici la suite du chapitre. Mais je ne sais pas si je pourrais en remettre la semaine prochaine... Je vais tout de même essayer Wink

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Pendant la route de retour, je m’aperçois à quel point je me suis habitué à vivre dans cette montagne. Je prends les virages d’instinct, ne me focalise plus sur les ravins. Cela me surprend moi-même et m’s’inquiète. Je sais que c’est à partir du moment où l’on commence à avoir une trop grande confiance que le risque d’accident devient important.
Cela ne fait que quelques mois que je me suis installé dans ce village. Ce n’est pas par goût des villages perdu ou envie de montagne mais parce que je travaille dans le village voisin.
Je me gare devant chez moi. C’est une vraie maison de montagne qui donne sur la place du village. Elle est entièrement en pierre sombre, supporté par d’énormes poutres en bois. Par rapport à mon ancien domicile je regrette que les ouvertures soient aussi étroites, mais cela protège bien de la chaleur estivale. Devant la maison, j’ai un bout de terrain de quelques mètres avec des arbres, et plus loin dans la vallée je suis aussi propriétaire de dépendances (une bergerie et quelques ruines) et même d’un champ !
Aussitôt le moteur coupé, Dimitri arrive comme par miracle pour me saluer.
_ Lara ! Comment vas-tu ? Tu n’es pas inquiète à cause des incidents récents ? Tout va bien pour toi ?
Je le regarde, amusée. Oui, tout va bien ! Très bien, même ! J’apprécie l’attention qu’il me porte, mais je ne suis pas comme ces mémés dont un orage fait trembler tout leur être ! N’ai-je pas été élevée dans une citée où des voitures brulent au jour de l’an ? Ce n’est pas un cambriolage qui va me faire peur.
Dimitri semble très inquiet. Bien sur puisqu’il a toujours vécu dans ce village ! C’est un fait nouveau pour lui. La peur se voit sur les veines enflées de ses tempes. Il me quitte rapidement avec un « Si tu vois quelque chose de suspect, n’hésite pas une seconde ! Je te protégerais » pour aller rejoindre un policier un peu plus loin.
Un détail attire mon attention du coté de l’arbre où mon rôdeur s’est caché. C’est juste un petit objet en papier, mais il n’a rien à faire ici et ce n’étais pas là hier matin. Est-ce à l’inconnu d’hier ? Cela confirmerais sa présence ici ! Je n’ai donc pas rêvé cette entrevue !
L’objet en question est une petite boite en papier écrasée.
_ Vous avez perdu quelque chose, mademoiselle ?
D’un même mouvement, je me redresse et me retourne pour me trouver nez à nez avec le policier aperçu auparavant. Il est plutôt jeune, musclé, le visage un peu rond, châtain. Quand à ses yeux, ils sont d’un superbe bleu vert. Pour un policier, c’est plutôt un joli garçon !
_ A par le nom de cet arbre, rien. Je voulais vérifier si la personne qui a planté cela a laissé près du tronc la petite pancarte avec le nom, vous savez, celle que mettent parfois les jardineries. Mais voila, je ne sais toujours pas ce que c’est.
_ C’est vrai que c’est agaçant d’avoir sur sa propriété un inconnu. Ma sœur en a également un. Si vous le voulez je me renseignerais.
Son sourire est gêné et il regarde ailleurs. Moi aussi je suis gênée. Il repart.
Je rentre aussitôt chez moi, confuse, peu convaincu que mon histoire d’arbre l’a satisfait. Il doit se douter que je sais quelque chose, sinon pourquoi aurait-il autant insisté sur « inconnu » ?
Je le saurais certainement plus tard. Pour l’heure, je sors la boite en papier de ma poche. Elle est toute légère, mesure environ cinq centimètres sur trois, pour une profondeur d’un demi-centimètre. Mais elle est vide.
Je ne tarde pas à comprendre son utilité : elle sert vraisemblablement à y ranger des cartes de visite. Bon marché, ça ne me surprendrait pas que son propriétaire l’ai reçu en même temps qu’une commande.
Il ne serait resté rien qu’une seule carte, je n’ai aucun doute qu’elle m’aurait mené droit vers mon homme. Mais je n’ai rien, et pourtant je dois faire avec. Déçu, je la range dans un tiroir. On ne sait jamais, il ne m’a sûrement pas raconté tous ses secrets !
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Sophinette
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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeVen 7 Mai 2010 - 12:08

Bonjour Jaelle,

Alors première impression : texte légèrement moins travaillé que le précédent.
J'aurais aimé un petit mot sur Dimitri (jeune/vieux/ le boulanger du village....bref un petit quelque chose)

Bon marché, ça ne me surprendrait pas que son propriétaire l’ai reçu en même temps qu’une commande.
Je trouve cette phrase pas vraiment belle, je crois en fait que j'étais déçue que cette boite en papier soit bon marché ...j'aime le contraste papier/qualité....enfin ce n'est que mon avis.

Pour finir
On ne sait jamais, il ne m’a sûrement pas raconté tous ses secrets ! donc ici on parle de l'homme qui n'a pas raconté tous ces secrets ....j'aimais l'aussi l'idée que cette boite vide n'ai pas raconté tous ses secrets....

La suite de ton récit m'en apprendra surement plus :-)

Prends ton temps pour l'écrire, car même si j'ai envie de la connaitre, j'ai envie d'un bon texte ...et oui exigente en plus !

Courage.
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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeVen 7 Mai 2010 - 13:10

Petit passage transitoire, mais bien mené !

Citation :
Il ne serait resté rien qu’une seule carte,
Le "ne"est superflu ce n'est pas une négation

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeDim 9 Mai 2010 - 1:46

L'histoire est sympa, le rythem est bon, j'ai envie de connaitre la suite Smile

Citation :
Cela me surprend moi-même et m’s’inquiète
m'inquiète

Citation :
Mais je n’ai rien, et pourtant je dois faire avec.
la deuxième partie de la phrase rallonge un peu inutilement, tu pourrais la virer et ce serait plus efficace je pense.
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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeMer 12 Mai 2010 - 9:11

Merci pour toutes vos remarques !
Merci beaucoup schadow pour la correction des fautes !
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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeMer 19 Mai 2010 - 18:37

Frustrée de n’avoir rien appris d’intéressant avec la boite, je décide d’aller calmer mon amertume dans les rues du village. J’habite sur la place principale et la maison cambriolée est dans une rue adjacente. C’est l’une des plus grande de tout le village, et d’une belle architecture. Rien qu’à voir la grandeur du porche qui enjambe la rue, on est surpris de trouver une telle demeure ici. Et quand on sait qu’elle dispose d’une terrasse sur le toit et une autre couverte, on est encore plus impressionné. Cette maison bourgeoise était le centre du village, avant.
_ Bonjour Lara ! Comment vas-tu ?
Je ne l’avais pas entendu venir, celui là ! Je me retourne pour me retrouver nez à nez avec Gustave, l’ancien du village. Comme dirait l’autre, il est bien gentil… mais de loin ! Ou plus exactement, il faut savoir garder ses distances avec lui si on ne veut pas l’adopter. C’est très agréable de discuter avec lui, ce qui l’est moins est son coté profiteur, comme la fois où je l’ai invité à prendre l’apéritif le midi et où il n’est repartit qu’après minuit. Cela sert de leçon !
Je réponds à son salut, et il ne prend pas le temps d’avoir la réponse pour engager la conversation.
_ Tu as vu que monsieur Ducarof est de retour dans le village ? Il est actuellement entendu par la police. Ils espèrent tous que Ducarof leur fournira le mobil du cambriolage. Mais la Louise l’a entendu dire à sa bonne que rien de valeur n’a été pris. Donc personne ne sait ce qu’il s’est passé. Louise croit qu’on lui a pris quelque chose qu’il n’aurait pas due avoir, puisqu’il avait l’air furieux. Mais pour quelqu’un de la ville c’est normal.
Comme s’il avait gaffé, il se reprend en parlant encore plus vite. Je l’écoute, amusé.
_ Ho ! Je ne disais pas ça pour toi, Lara. Tu viens aussi de la grande ville mais tu n’es pas comme ça ! Tu sais, ici nous sommes habitués à ne jamais fermer nos portes à clef. Le cambrioleur aurait pu s’attaque à n’importe qui d’autre. Gégé depuis s’enferme tout le temps dans sa maison, elle ne veut plus la quitter. J’ai essayé de la raisonner, rien n’y a fait. L’impacte de cet acte malveillant est plus important qu’on l’aurait cru.
Et il discute longtemps. Très longtemps. Il dit des choses intéressantes, puis repart vers les sujets déjà abordé (ha ! du temps de ma Ghislaine, on lui aurait couru après ! Ce satané cambrioleur ne serait pas partit indemne !) et lorsque j’essaye de mettre un terme à la discutions, il se met à parler de la météo ! (Tu sais Lara, la météo s’est encore trompée. Elle annonçait des orages, mais avec notre beau ciel bleu, cela ne risque pas d’arrivée avant quelques jours !). Pendant ce temps, je regarde en souriant René passer.
René, c’est un autre des grands-pères. Il n’est pas très aimé ici, c’est vrai qu’il mène une vie dure à ses proches. Ce que j’observe avec le plus d’attention, c’est sa façon de marcher. Il a une canne dont il se sert abondamment, ce qui lui fait ressemble à un étrange animal tripède. Chacun de ses pas menacent son équilibre instable, faisant redouter une chute. Mais aussi incroyable que cela puisse paraître, il réussit avec brio ses mouvements, et avance.
Voyant à son tour René, Gustave me quitte aussitôt. Ouf ! Bien sur, il m’a apprit des choses intéressantes, mais au prix de beaucoup d’inutile ! Je sais pourtant que si je veux m’intégrer à ce village, il va falloir que je subisse cela encore.
J’ai besoin de me défouler, de décrocher avec toute cette histoire. Dans un village aussi confiné, cela devient rapidement pesant. Ajouter à cela des habitants perturbés, et là j’en peux plus, il faut que j’aille bouger ! Pour cela, je pars chercher mon matériel pour une sortie en vélo.
Je ne suis pas spécialement doué, mais comme c’est le sport des montagnes par excellence, que même les petits vieux encore en forme pratiquent ! Et se faire doubler par une de ces personnes m’a souvent remise en question !
Je fais une bonne balade, autour des montagnes environnantes. J’ai toujours autant de mal dans les cols ! Cela dure plus longtemps que je le pensais, il va faire nuit quand je rentrerais si je ne me dépêche pas. Au retour, je passe près de mon champ. C’est bien, il est encore là… il faudra bien que j’en fasse quelque chose !
Tiens, le temps se couvre.
Arrivée près du village, quelques goûtes commencent à tomber.
Pendant les cinq minutes suivantes, une pluie diluvienne accompagnée de violents coups de tonnerre frappe la montagne. Je suis trempée !
Il ne me reste plus beaucoup de chemin à faire. Mais cela ne se passe pas exactement comme prévu. A une rue de chez moi, mon vélo crève et déraille en même temps. Cela ne me fait pas plaisir, mais il m’en faut d’autres pour m’énerver !
Je fais le reste du trajet à pied, en poussant le vélo. Mon itinéraire m’entraîne sous le porche de Ducarof. Le temps de me reposer un peu, je vais m’y abriter.
D’abord, je m’entends que ma respiration. Puis l’eau qui ruisselle. Je ferme les yeux, comme je l’ai déjà fait lorsque le rôdeur était si proche de moi. Rien ne se passe. Je fais le vide en moi. Là, mon oreille fait un travail pour moi. Elle filtre les sons. Et amplifie celui que je désire. Ce sont des pas, juste au dessus de moi. Je vois maintenant la pièce. C’est un bureau. Il y a deux personnes. Ducarof et sa bonne. Il lui parle, il est énervé. Furieux serait plutôt le mot.
_ Je t’avais dit que je ne voulais voir personne ici ! Tu es incapable de respecter une simple consigne !
_ Monsieur, j’ai cru que face à un cambrioler, il fallait prévenir…
_ Je ne te demande pas de croire, petite sotte ! Une fillette de dix ans serait plus compétente que toi !
Il lève la main et la frappe. Comme un objet, la femme tombe.

Cette scène est intenable pour moi. Je reprends mon vélo, et me moquant de la pluie qui abonde je retourne m’enfermer chez moi.




¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Qu'en pensez vous ??
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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeMer 19 Mai 2010 - 19:09

Mais quel est cette étrange capacité sensorielle de Lara ? Smile J'aime toujours bien l'histoire, rien de spécial à redire, deux trois petites remarques orthographiques en passant mais rien de sérieux. J'ai envie de connaitre la suite Smile

Citation :
ce qui lui fait ressemble
Je dirais plutôt "ce qui le fait ressembler"

Citation :
mais au prix de beaucoup d’inutile
Il me semble que ça devrait être "inutiles"

Citation :
il va faire nuit quand je rentrerais
rentrerai

Citation :
Arrivée près du village, quelques goûtes commencent à tomber.
Pendant les cinq minutes suivantes, une pluie diluvienne accompagnée de violents coups de tonnerre frappe la montagne. Je suis trempée !
Là tu pourrais prendre une ou deux lignes de plus pour décrire que la pluie éclate vraiment.
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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeJeu 20 Mai 2010 - 7:58

Pas mal ! Un côté inquiétant ce monsieur Ducarof ! Cela ajoute au mystère !

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeJeu 20 Mai 2010 - 9:03

Mais qui est donc ce Monsieur Ducarof ? et quel pouvoir étrange posséde Lara ?
Mystère, mystère. J'aime !

J'ai été suprise de lire que Gustave se trompait sur la météo...avant les gens du pays étaient bien meilleurs que Météo France bounce

Dire que nous allons devoir encore patienter pour lire la suite ::rolling::
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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeVen 21 Mai 2010 - 22:01

Une bonne heure après être rentrée chez moi, je n’ai pas réussit à me calmer. De quel droit cet homme se permet-il de rabaisser ainsi les gens ? C’est parce qu’il a un grand pouvoir dans son travail qu’il se le fait ?
Et le pire, c’est que je sais que je ne peux rien faire. La bonne ne sort presque jamais, elle garde la maison lorsque Ducarof n’y est pas, c'est-à-dire tout le temps, c’est donc impossible d’essayer de lui en parler.
La police, quand à elle, ne me croirait pas. Comment lui expliquer que, sous un orage, j’ai entendu ce qui se passait derrière un mur épais ? Ils ne voudront jamais me croire si je leur dis que depuis le début de la semaine il me suffit de me concentrer pour entendre et voir ce qui est inaccessible.
Je me couche le soir sans arriver à trouver le sommeil. Je ne suis pas entièrement dans mon état normal, la preuve en est que j’ai oublié d’aller fumer…
Mon réveil le lendemain matin n’est pas le plus agréable : ce foutu téléphone se met à sonner. Et je suis encore plus mécontente lorsque j’en apprend qui est mon interlocuteur et encore plus son objet : je dois mettre en suspend mes vacances. Je passe la journée au boulot. Les pluies de la veille ont foutu le bordel dans les nappes phréatiques. Je dois tout contrôler, décider si l’eau est potable ou non, planifier,… Le tout en me demandant si je serais payé ou non pour cette journée.
Il est dix-huit heures passé lorsque je remets le pied sur ma montagne. Il doit y avoir une fête pas loin, c’est étrange toutes ces voitures. Plus je m’approche du village, plus la densité automobile augmente. Il doit se passer quelque chose d’autre ! J’en ai la confirmation une fois dans le village : des voitures de partout… même des voitures de police. Encore !
La place principale est tellement occupée que je ne peux pas m’y garer. Je dois m’éloigner pour trouver une place pour ma 307.
Il y a un attroupement pas très loin. Curieuse, je m’en approche :
_ Le commandant Denis mènera les opérations. Si quiconque trouve une piste, même si c’est insignifiant, qu’il n’hésite pas à nous la montrer.
Qu’est ce qu’il se passe ? Ils recherchent quoi ?
Pour avoir quelques éléments de réponse, je m’approche de Mme Goderech, ma voisine, alors que la foule commence à se disperser.
_ Tu n’es pas au courant, Lara ! Ce pauvre René a disparu ! Dans la nuit, ses chiens sont revenus seuls. Au petit matin Yvon est partit à sa recherche. Il a trouvé sa voiture, même sa canne à ce qu’il parait ! Mais du René, rien !
_ Comment ça, rien ?
_ Disparu ! Envolé ! Pas une trace dans la terre. Il devait être partit relever les pièges à lapin dans la montagne, comme d’habitude. On a retrouvé sa voiture enlisée. Qu’est ce qui s’est passé ? Il ne serait jamais rentré chez lui à pied sans sa canne.
_ Ca me parait étrange. Une personne de son age ne fait pas une fugue, et je l’ai vu hier, il avait l’air d’aller bien.
_ Tu l’as vu ? Alors tu vas avoir le droit à une visite chez la police !
C’est en effet ce qu’il s’est passé. J’ai passé les trois heures qui ont suivit dans un poste mobil. J’en suis ressortit épuisée et mécontente car le temps passé a principalement été de l’attente. Et René n’a toujours pas réapparut.
Il y a beaucoup moins de véhicule dans le village lorsque je ressors. Je rêve d’avance à mon fauteuil qui m’attend pour que je m’y avachisse.
Comme je suis de la ville, comme ils disent, je ferme toujours la porte à clef. C’est étrange car la poignée cède dès que je la tourne. Aurais-je pris les habitudes montagnardes ? Ou une trop grande distraction lorsque je suis partie de chez moi le matin ?
Il fait sombre, je n’ai pas eu le temps d’ouvrir les volets. J’avance vers l’interrupteur (à un mètre de l’entrée… comme c’est pratique !) et je bute sur quelque chose. Je croyais pourtant avoir rangé.
L’interrupteur fait son ‘tip’ habituel et le néon clignote. Et là…
Tout mon intérieur a été bougé ! Je reste pétrifiée devant l’ampleur des dégâts. Des papiers s’étalent au sol, surmonté de tout ce qui occupait placard et étagères, le canapé est renversé. Du verre cassé craque sous mes pieds lorsque je m’avance plus dans la pièce.
Jamais je n’aurais cru cela possible ! Moi, victime d’un cambriolage ! Je crois même que je pleure.
Je cours aussitôt dans le bureau, glissant sur des factures diverses et variés, et soulève une latte de parquet. Ouf ! Ma cachette secrète n’a pas été trouvée. Il y a encore mes bijoux, quelques billets et des papiers confidentiels et précieux.
Je ne sais pas quoi faire. Devant le désastre, je reste impuissante. Quelqu’un a osé s’introduire chez moi ! Pourquoi ? Il n’a même pas pris mon imprimante flambant neuve !
Je vérifie les pièces une à une pour constater l’ampleur des dommages. A priori, on ne m’a pas pris grand-chose. Il reste même une boucle d’oreille sur le lavabo de la salle de bain.
Une fois mon inspection terminée, je retourne vers l’entrée.
Et là, quelque chose attire mon attention. Il y a une enveloppe punaisée à coté de la porte.
Tremblotante, je l’ouvre.
J’ai peur de ce que je vais trouver…
Il mot, écrit à l’ordinateur. Mes yeux deviennent trop embués, je n’arrive pas à lire. Il faut que je colle mon nez à la feuille pour la déchiffrer.
« Ne dis rien, sinon… »
Je tombe, effondrée.
Je ne sais combien de temps je sanglote. Mes yeux me font mal. Ma gorge aussi. J’aurais pu rester comme cela encore longtemps, mais on frappe à la porte.
_ Lara, vous êtes là ? C’est le lieutenant Jones. Je suis désolé de vous déranger aussi tard.
_ Ha… Vous voulez quoi ?
J’évite de trop montrer ma détresse. Il ne faut que personne ne soit au courant, c’est écrit. Sinon…
_ Votre arbre, je me suis renseigné. C’est un photinia.
Qu’est ce que j’en ai à foutre de cet arbre, d’abord !
_ Merci.
Je ne dis plus rien. Lui non plus. Je sens qu’il hésite, qu’il commence à se douter de quelque chose.
_ Tout va bien, mademoiselle ?
Je ne réponde pas. Une nouvelle pose. J’entends du bruit, une pression qui saute et du métal glisse sur du tissu. Puis la poigné tourne. La porte s’ouvre sans résistance. Et le policier de l’autre jour s’avance, prudemment, l’arme au point.
J’ai trop pleuré pour crier, mais mes yeux laissent transparaître la terreur. Et lui, la surprise de me trouver au sol, une feuille à la main, devenue moite à force de larmes et de sueur, dans un désordre sans nom.
_ Ca va, vous n’êtes pas blessée ?
En cinq minutes, il a prit les choses en main. Il a redressé deux chaises, retrouvé la cafetière et deux tasses intactes, fait du café, le servir et essayer de me questionner. La seule réponse que j’ai pu lui fournir, c’est de lui tendre la menace.
C’est seulement une demi heure après qu’il a réussit à me faire dire quelques mots.
_ Savez-vous d’où provient cet avertissement ?
Je secoue la tête en signe de négation. Qui peut bien me l’envoyer ? Le rôdeur, qui serait revenu pour être sur de mon silence ? Ducarof, qui m’aurait vu hier soir ? Une histoire au boulot ? Autre chose ? Cela commence à faire quelques personnes qui ont une bonne raison de m’en vouloir.
_ Il faut prendre cela très au sérieux, rajoute le policier.
_ Vous n’allez rien dire, n’est ce pas ? j’en tremble d’avance.
_ Non, garderais cela confidentiel. Il serait bon que vous quittiez cette maison tant que cette histoire n’est pas tirée au clair. Il s’en passe beaucoup trop pour un petit village !
Il me convint devant un second café de ne pas dormir ici cette nuit. Je lui accorde, je n’ai aucune envie de rester dans un tel foutoir ! Alors, il m’accompagne dans la ville voisine où il me réserve une chambre.
Je commence à l’apprécier.
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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeSam 22 Mai 2010 - 9:02

Encore un mystère !

- Il ne faut que personne ne soit au courant, c’est écrit : le premier "ne" est superflu cela fait une double négation.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeSam 22 Mai 2010 - 9:54

Bonjour,

Chouette une suite ! qui donne encore envie de lire ....la suite !

Une chose m'a surprise c'est René qui va relever les pièges a lapin .....j'avais en tête un grand père qui marchait "dangereusement" dans le passage précédent :
Citation :
Chacun de ses pas menacent son équilibre instable, faisant redouter une chute
Donc j'ai eu un peu de mal a l'imaginer relever les pièges .....aller jusque là, s'abaisser pour récupérer ses proies....

Sinon :

Citation :
De quel droit cet homme se permet-il de rabaisser ainsi les gens ?
Cet homme vient de frapper une femme, est-ce que le mot rabaisser est assez fort ?

Citation :
C’est parce qu’il a un grand pouvoir dans son travail qu’il se le fait ?
"Se" en trop

Citation :
L’interrupteur fait son ‘tip’ habituel et le néon clignote.
C'est du pinaillage ...mais un néon dans une entrée de maison bof.

Citation :
Il mot, écrit à l’ordinateur.
Changer "Il"

Citation :
Il a redressé deux chaises, retrouvé la cafetière et deux tasses intactes, fait du café, le servir et essayer de me questionner.

J'ai du relire cette phrase plusieurs fois, je pense qu'il y a une maladrese quelque part.

Citation :
Je lui accorde, je n’ai aucune envie de rester dans un tel foutoir
Idem ...plutôt "je le lui accorde" non ? ou je le lui concéde...

Il est bien étrange ce petit village ......la suite stp.
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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeSam 22 Mai 2010 - 10:02

Merci pour vos remarques ! Je vais en tenir compte pour corriger ce passage dans mon fichiers !

Sophinette a écrit:
Une chose m'a surprise c'est René qui va relever les pièges a lapin .....j'avais en tête un grand père qui marchait "dangereusement" dans le passage précédent :
Citation :
Chacun de ses pas menacent son équilibre instable, faisant redouter une chute
Donc j'ai eu un peu de mal a l'imaginer relever les pièges .....aller jusque là, s'abaisser pour récupérer ses proies....

Oui, je vois bien ce que tu veux dire... Le pb, c'est que je connais vraiment qqn dans cet état qui a disparu dans ces conditions...
En fait, la disparition s'inspire de faits réel, dans un village dont je me suis inspirée pour faire celà. Donc pour toi ce n'est pas forcément faisable, mais enb fait, si... Les "vieux des montagnes", s'ils ont fait qqchose durant toute leur vie, ils le ferront toujoursn quoi qu'il se passe ! (enfin, j'ai peut etre un peu exagéré le coté vieu pret à tomber...)
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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeMar 25 Mai 2010 - 11:58

Rien de constructif à dire Razz C'est bien, ça avance, les réactions sont crédibles. En plus le mystère s'épaissit, et donne envie de continuer à lire. La suite quoi Smile



Citation :
De quel droit cet homme se permet-il de rabaisser ainsi les gens ?
D'accord avec Sophinette, c'est un peu plus fort que "Rabaisser."

Citation :
dans son travail qu’il se le fait ?
Je trouve la formulation un peu maladroite.

Citation :
_ Le commandant Denis mènera les opérations. Si quiconque trouve une piste, même si c’est insignifiant, qu’il n’hésite pas à nous la montrer.
La phrase est bien, mais je ne sais pas du tout qui parle à ce moment là, et ça me désoriente un peu.

Citation :
Je tombe, effondrée.
Là je pinaille pour pinailler, mais ça fait un peu pléonasme Razz

Citation :
Je ne réponde pas.
répond
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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeSam 29 Mai 2010 - 14:30

Chapitre 2 : Le Relais de Repentis

Six jours. Six jours ont passés depuis la disparition de René. Tous les moyens possibles ont étés mis en place : utilisation des médias, recherches, appel à témoin… Toute la montagne a été fouillé, des grottes ont étés visités, même le réservoir d’eau a été sondé. Et rien, à part quelques collets de braconnage. Alors, faute de piste, les recherches se sont arrêtés, infructueuses. Au village, tout le monde s’attend à retrouver son corps dans un ravin.
J’ai passé ces six jours entre les recherches des volontaires et la remise en ordre de ma maison. Cela m’a permis d’être certaine que le coupable n’est pas le rôdeur : j’ai retrouvé la pochette en papier qu’il avait oublié. Je pense que s’il était passé à coté, il l’aurait récupéré. Ou peut être que j’espère tellement que ce ne soit pas lui que je lui trouve une excuse ?
Je m’entend plutôt bien avec le policier de l’autre jour. Il s’appel Eric. Il vient en cachette chez moi pendant ses pauses, à cause de la menace, et nous discutons de tout et de rien. Je sais qu’il essaye de faire de son mieux pour me protéger, qu’il espère être là si j’ai besoin d’aide. Je pense également qu’il se doute de quelque chose. Il m’a même dit une fois qu’il comprendrait que je ne veille pas lui dire l’origine de la menace, mais qu’il ferrait tout son possible pour m’en protéger.
Et j’aime bien l’idée d’avoir quelqu’un qui veille sur moi. Ce ne m’est pas arrivé depuis… longtemps ! Sans doute depuis que j’étais avec Fred, mais comme il n’a pas arrêté de me tromper et de me manipuler, je ne peux pas vraiment dire qu’il me soutenait en quoi que ce soit.
Eric le policier est venu me voir aujourd’hui. Dès que je le vois, je sais qu’il est contrarié.
_ Les recherches pour retrouver René sont définitivement abandonnées. Je n’aurais plus aucune raison pour venir passer mes temps de pause ici. Mais je n’aime pas rester sur une affaire comme celle là. René n’a laissé aucune trace, même les chiens n’ont rien trouvé à cause de la pluie. Il reste tellement de questions ! Pourquoi ses chiens sont revenus sans lui ? Pourquoi serait-il partit sans sa canne ? Et j’en suis au point que je suis également certain qu’on ne saura jamais ce qu’il s’est passé.
_ La piste criminelle a été exploité ?
_ Sa famille et tous les habitants ont étés suspecté, m’avoue-t-il.
Je souris dans mes moustaches. Ainsi, moi aussi j’ai été suspectée…
_ Vous avez eu raison. Ici, tout le monde a une bonne raison de vouloir s’en débarrasser. Des terres lui ont été vendu pour une bouché de pain, il y a eu des magouilles auquel je n’ai pas tout compris. Ici, l’hiver est un huis clos. Passer son temps avec les mêmes personnes renforce les litiges.
_ Tu as déjà passé un hiver ici ?
_ Cette maison était celle d’un de mes oncles. Je l’ai racheté il y a quelques mois, mais je la connais depuis que je suis toute petite. Elle servait de maison de vacances, et il m’est arrivé de venir ici pour Noël ou en février.
_ Ton oncle s’entendait comment avec René ?
C’est amusant comme un flic ne se refait pas… il faut toujours qu’il doute de tout !
_ Mon oncle ne s’entendait pas de tout avec René. D’après ce que j’ai compris, c’est une histoire de chèvres qui aurait été empoisonné par René. Je ne me suis pas du tout intéressé à cela, à cette époque j’avais cinq ans.
_ Et René t’en voulait de cela ?
_ Si c’est le cas, il ne m’en a jamais parlé. Je crois qu’il y a eu d’autres affaires entre eux deux, mais mon oncle ne pourra pas en parler non plus, il est mort il y a un an. Et avec le temps, René s’est beaucoup radouci.
Nouveau silence.
_ Tu savais Lara que Ducarof est indirectement ton patron ?
Ne m’en avait aucune idée !
_ En fait, Ducarof dirige une grosse société d’import export. Sa société est actionnaire majoritaire d’une société de fabrication de pièces automobile, et qui contrôle l’établissement de traitement des eaux où tu travailles. Il dirige comme cela une vingtaine d’entreprise de taille modeste, qui dépasse rarement plus de trente salariés.
_ Mais c’est énorme !
_ Il a l’une des plus grande création de richesse de France, mais tout est au nom d’entreprises diverses. Il est venu dans ces montagnes profiter de l’anonymat. Avec ce qu’il vient de se passer, ça ne m’étonnerait pas qu’il déménage d’ici peu.
_ C’est surprenant, Eric ! Ici, on le prenait tous pour un genre d’avocat ou de représentant toujours en déplacement…
_ Il cherchait aussi à échapper à la justice. Il est accusé de malversation à des fonctionnaires haut placés. Une grande partie de sa richesse serait d’origine douteuse, mais rien n’a été prouvé.
Il consulte sa montre. Il est temps pour lui de repartir.
_ Si je te dis cela, Lara, c’est pour que tu fasses attention à toi. Comme je te l’ai dit, je ne viendrais plus travailler ici tant qu’il n’y a pas du nouveau. Mais en cas de problème, n’hésites pas à m’appeler, et j’accours.
Nous nous disons au revoir. J’attend presque à ce qu’il m’invite au restaurant, mais non… Peut être que lui espère la même chose ?
Son départ créé un vide. Pour m’éviter de tomber dans la morosité, il faut que je m’occupe avec n’importe quoi !
Sur la paillasse de la cuisine l’étuis en carton m’appel.
C’est vrai, je voulais revenir dessus ! Je reprends mon observation arrêtée depuis longtemps. D’extérieur, il n’y a toujours rien. A l’intérieur, il est aussi vide que peu l’être un verre d’eau après l’avoir renversé.
Puisque je n’ai plus rien à perdre, autant risquer le tout pour le tout !
Je pars chercher un couteau sans dents et une paire de ciseaux, une idée en tête. Je m’installe et entreprend de décoller l’objet. Une fois l’opération achevée, j’aperçois des traces d’encres. Elles sont très faibles, illisible. Tant pis, je vais devoir m’en contenter ! C’est le seul lien que j’ai. Les cartes qu’il contenait on laissé ces faibles empreintes. Si je trouve de quoi il s’agit, je retrouverai certainement mon homme ! Ou du moins, sa piste.
Comme le contraste entre les zones claires et noircies est faible, il faut que je le renforce. Pour cela, je scan la coté imprimé. Sur informatique, je ne vois toujours rien. Avec un logiciel spécial je retravaille l’image (c’est toujours utile d’avoir des amis informaticiens, prêt à vous installer des logiciels dont vous comprenez l’utilité que lorsque vous devez les utiliser). Je tâtonne un bon moment pour avoir quelque chose de mieux.
La feuille que j’en imprime est encore plus lisible. Je vois clairement où se distingué un gros texte, mais les lettres sont partielles. Il y a d’autres endroits en plus petit encore où je renonce à chercher. Il me reste les gros caractères ! Et comme c’est en gros, ce doit être le plus important…
Là, j’essaie de deviner lettre par lettre, en fonction du contexte, de quoi il s’agit. J’ai :
L _ (ça doit être un article, parce qu’après il y a un espace. Donc un E ou un A). Puis il y a R _ _ A _ S et D _ _ et R _ P _ _ _ _ S.
Après une heure de recherche, je pense avoir la solution ! C’est :
Le relais des repentis
Mais c’est quoi ce relais ? C’est un refuge dans la montagne, un lieu dit, un surnom d’un endroit ? Non, certainement pas ! Si c’était le cas, pourquoi faire une carte avec un lieu que personne ne peu connaître ? Mais si c’est un repère de criminels, ce n’est pas si idiot que cela…
Et pour quels repentis ? Mon rôdeur serait-il un ancien malfaiteur rangé ?
Je nage en plein délire… Je n’y comprends rien ! Un cambrioleur qui ne vole rien, une bonne qui se fait réprimander pour avoir alerté la police et là s’ajoute le fameux Relais des Repentis ! Et encore, je ne parle pas du disparu ni de mon propre cambriolage…
Je suis en plein délire !
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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeDim 30 Mai 2010 - 7:50

Ha on en apprend un peu plus sur Lara et sur le mystérieux voisin et encore un petit mystère !

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeLun 31 Mai 2010 - 1:14

Effectivement le mystère s'épaissit. J'aime bien, je lis avec plaisir... j'espère une suite prochaine Smile


Citation :
Cela m’a permis d’être certaine que le coupable n’est pas le rôdeur
Problème de concordance des temps... "n'était pas le rodeur" ?

Citation :
que je ne veille pas lui dire l’origine de la menace,
veuille

Citation :
Tu savais Lara que Ducarof est indirectement ton patron ?
encore problème de concordance des temps, début à l'imparfait et fin au présent ça ne marche pas Razz

Citation :
Ne m’en avait aucune idée !
:silent: :silent: Euh... Joker ?

Citation :
qui dépasse rarement plus de trente salariés.
qui dépassent

Citation :
c’est toujours utile d’avoir des amis informaticiens, prêt à vous installer des logiciels dont vous comprenez l’utilité que lorsque vous devez les utiliser
lol! Ca me rappelle beaucoup de choses lol!
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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeLun 31 Mai 2010 - 8:34

Plus de René ! Un riche homme d'affaires perdu dans les montagnes, un gentil policier, un relais inconnu, une héroïne aux capacités surnaturelles....une histoire de chèvres !!!! j'aime bien.
Au plaisir de lire la suite.
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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitimeLun 31 Mai 2010 - 18:55

Merci !

Je vais etre de plus en plus longue pour vous poster les suites... Je viens de commencer mon stage, et ils n'ont pas du tout l'intention de me laisser tranquil lol.
Surtout qu'à partir de là, ça se corse beaucoup ! lol.
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MessageSujet: Re: Le rôdeur de la nuit.   Le rôdeur de la nuit. Icon_minitime

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