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 concours St Valentin, les votes

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Votre texte préféré
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MessageSujet: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeJeu 14 Fév 2013 - 16:49

Voici donc les textes du concours de la Saint Valentin!
Une super motivation avec 7 textes reçus, merci tout le monde!

Vous avez 15 jours pour voter, soit jusqu'au Jeudi 28 février.

Enjoy!


Dernière édition par rainette le Jeu 14 Fév 2013 - 16:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeJeu 14 Fév 2013 - 16:51

Texte n°1:

Le néant. Rien. Seuls flottaient, épars, quelques poussières microscopiques, débris de matière. Tout était immobile. Le silence régnait. Ce monde était mort depuis des millénaires.
Et puis, dans ce vide, une étincelle jaillit. Les amas de particules qui dérivaient, inertes depuis des temps oubliés, se mirent en mouvement. Ils tourbillonèrent encore et encore, jusqu’à s’agglomérer. Des planètes, des astéroïdes et des comètes se formèrent. Une main invisible alluma ensuite étoiles et nébuleuses. Corps et astres commencèrent à tourner lentement. Une nouvelle galaxie était née.
Hephen prit une forme physique. Il choisit une apparence humaine, sa préférée, celle qu’il avait portée durant des années, des siècles auparavant. Il planait dans l'éther, ses jambes et ses cheveux se terminaient en flammèches ocre.
— Aujourd’hui, selon la coutume, est le jour où l’on offre quelque chose à ceux que l’on adore. En vertu de cette loi, je te fais don de cet univers, ma bien-aimée, annonça-t-il.
Méïa se matérialisa à côté de lui. Sa longue chevelure argentée flottaient autour d’elle, sa robe blanche vaporeuse ondoyait, comme sous l’effet d’un vent indiscernable.
— Il est certes de coutume de donner une babiole à l’élue de son cœur, lors de l’antique fête des amoureux. Mais généralement, on se contente d’une étoile, d’une lune, ou d’une petite planète. Une galaxie, n’est-ce pas un peu excessif ? s’enquit-elle.
Hephen s’inclina devant son aimée.
— Un seul monde, c’est trop peu pour toi, voyons ! répondit-il.
Méïa sourit et déposa un baiser évanescent sur les lèvres d’Hephen.
— Cet univers est à toi. Fais-en ce que tu veux, murmura-t-il.
— Non, chuchota-t-elle, faisons ce que nous en voulons, mon adoré.
Les deux divinités s’embrassèrent. Leurs corps s’embrasèrent et explosèrent en une myriade d’étincelles. Lentement, comme une douce pluie, elles se dispersèrent, apportant le souffle de vie sur cette galaxie nouvellement créée.
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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeJeu 14 Fév 2013 - 16:52

Texte n°2:

Saint Valentin au musée

Les visiteurs traversent les salles du musée, jetant un coup d’œil distrait aux œuvres, visiblement pressés de quitter les lieux car l’après-midi touche à sa fin et l’heure du dîner approche, ce fameux dîner qu’il ne faut rater sous aucun prétexte, celui de la Saint Valentin.

Et tandis que les gens passent devant moi sans me regarder, je soupire intérieurement : ah, s’ils savaient… s’ils savaient ce qui arrive ici quand le musée est fermé, quand toutes les salles sont plongées dans l’obscurité, quelle vie se met à régner ici. Car croyez-vous vraiment que les œuvres d’art ne sont que des objets inanimés ? Non, bien sûr que non, nous sommes toutes vivantes, aussi vivantes la nuit que nous sommes figées le jour, et nous profitons de chaque moment où nous sommes enfin libérées de notre carcan d’immobilité.
Et moi aussi, le jeune athlète grec piégé le jour dans ma gangue de marbre, je glisse avec bonheur de mon socle et je parcours les salles jusqu’au petit matin, juste avant l’aube, où je reprends ma place.
Mais ce soir, tout est différent, ce soir, moi aussi, comme les hommes et les femmes qui ont traversé ces salles aujourd’hui, je ne pense qu’à une chose, à cette fête de l’amour, à la Saint Valentin. Car depuis quelques semaines, elle est là et mon cœur de marbre ne bat que pour elle… elle, Sibylle, si belle, la dernière statue entrée au musée, qui me fait face du fond de l’enfilade des pièces à quelques dizaines de mètres de moi, et que j’admire de loin tous les jours. Evidemment, je ne suis pas le seul à l’avoir remarquée, bien d’autres prétendants sont déjà venus mettre leur cœur à ses pieds, lui déclarant leur flamme, et ce soir plus que d’autres, ils seront encore là, espérant enfin la conquérir. Mais l’espoir est dans mon cœur, car elle n’a dit oui à aucun d’eux, et j’ai toutes mes chances encore, car je sais où l’emmener pour la supplier de me choisir entre tous.

Enfin la nuit est tombée, à peine ai-je repris vie que je bondis de mon socle et fonce vers ma belle, que je vois s’étirer : ses longs cheveux tombent en cascade dans son dos tandis que les plis gracieux de sa robe ondulent au rythme de ses gestes. Je glisse sur le parquet ciré en voyant mes rivaux déjà s’approcher et, plus rapide qu’eux grâce à ma glissade, j’arrive à ses pieds le premier pour lui lancer de ma plus belle voix :
« O Sibylle, Belle des Belles, accordez-moi ce soir le privilège de vous divertir et de vous emmener découvrir un bel endroit de ce musée. »
Etonnée, la belle baisse les yeux vers moi et me détaille : je suis un jeune homme de belle prestance, seulement habillé d’une toge courte drapée sur une épaule et autour de ses hanches – heureusement que mon créateur ne m’a pas fait nu, j’aurais eu honte de me présenter devant elle complètement dévêtu. Mon allure a l’air de lui plaire et ma proposition aussi, car elle consent à me sourire et me demande :
« Et où souhaitez-vous me conduire, bel inconnu ? »
Je m’incline profondément et lui réponds :
« Je m’appelle Nikolaos, pour vous servir, et je souhaite vous emmener dans un lieu enchanteur dont j’aimerais vous faire la surprise. »
Elle penche la tête et me regarde d’un air curieux, se demandant si elle acceptera de suivre celui qui a eu l’audace de l’apostropher ainsi. Autour de nous, un cercle s’est formé, celui de ses prétendants des premiers jours, qui fustigent ma hardiesse et protestent en promettant à la belle Sibylle monts et merveilles. Mais leurs protestations ont pour seul effet de la décider à accepter mon offre et, d’un geste gracieux, elle me tend la main pour m’inviter à l’aider à descendre de son piédestal. Je m’en empare aussitôt avec délicatesse, y déposant un baiser, avant de tendre mes bras pour l’accueillir tandis qu’elle se laisse tomber avec légèreté vers moi. Je la fais brièvement tournoyer, avant de la poser à terre et de lui présenter galamment mon bras : j’ai beau venir de l’Antiquité, j’ai eu bien des siècles pour observer les manières des hommes du beau monde, et je sais me comporter aussi bien qu’eux.
Nous nous avançons vers la sortie de la salle et mes rivaux n’ont d’autre choix que de s’écarter pour nous laisser passer, nous faisant une haie d’honneur quand ils auraient bien voulu tous me pousser pour prendre ma place. Ils nous suivent des yeux, jaloux, tandis qu’autour de nous, dans leurs tableaux ou sur leurs socles, les femmes et les jeunes filles rient de les voir ainsi humiliés par moi, prenant leur revanche : depuis l’arrivée de Sibylle, tous n’avaient d’yeux que pour elle et les avaient abandonnées. En cette nuit de Saint Valentin, elles tiennent leur revanche, car aucune n’est disposée à répondre aux avances que leur font désormais les amoureux éconduits, et je me dis qu’il leur faudra du temps pour reconquérir le cœur de leurs anciennes maîtresses.
Mais je n’en ai cure, ce soir, je suis l’homme le plus heureux du musée et j’entraîne ma belle vers un endroit enchanteur, parfait pour une soirée de Saint Valentin, le jardin d’hiver. Je bénis l’architecte qui a créé cette petite merveille, cette véranda à la coupole de vitraux colorés qui, sous la lumière de la pleine lune, éclaire de mille couleurs les plantes qui y poussent à foison. Le spectacle est de toute beauté et Sibylle ouvre des yeux ronds en le découvrant, poussant un petit cri de joie ; elle lâche mon bras et s’avance dans la pièce, avant de tournoyer au milieu, les bras tendus. Sa robe s’illumine de taches de couleurs tandis qu’elle virevolte autour d’elle : ma belle est heureuse, elle savoure la beauté de ce lieu et la liberté retrouvée, prisonnière comme moi toute la journée d’une gangue de pierre. Mais à trop tournoyer, elle vacille et manque de tomber. Heureusement, je suis là et je me précipite vers elle, pour la retenir avant qu’elle ne tombe, la retenant de mes bras protecteurs. Elle rit et me sourit, tandis que je l’entraîne vers un banc de marbre perdu au milieu de la végétation, pour qu’elle puisse s’y reposer et reprendre son souffle. Elle me regarde tendrement et je vois qu’elle apprécie l’endroit, mais aussi ma présence. Nous pourrions parler, mais ce n’est pas nécessaire : nous sommes là, tous les deux, dans un endroit enchanteur, et c’est la Saint Valentin… que demander de plus ? Mes lèvres se penchent doucement vers les siennes, loin de me repousser, elle pose sa main sur ma nuque et m’attire à elle, pour que nous partagions notre premier baiser, qui ne sera sans doute pas le dernier… Après tout, nous revenons à la vie toutes les nuits, et il y aura donc bien d’autres nuits à passer ici…
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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeJeu 14 Fév 2013 - 16:53

Texte n°3:

L’enclume et le marteau


L’enclume, si lourde de sa fonte,
Aimait sentir le petit marteau,
Si léger mais sans ailes pourtant,
Venir s’écraser contre elle,
Trois petits tours amoureux,
Quelques notes dans l’atelier,
Résonnent, résonnent,
Comme un écho martelé,

Dans une danse immobile,
Des notes qui s’élèvent :

« Reste, reste, petit marteau ! » hurlait l’enclume,
« Je ne le peux, mon enclume ! » répondait le marteau

Qui à chaque coup s’élevait,
Parfois pour revenir,
Ou pour s’envoler et s’enfuir,
Ephémère rencontre, l’amour à la dérobée,
A chaque coup l’attente du prochain,
Ensemble puis séparés,
Séparés, puis ensemble à nouveau :

« Reste, reste, petit marteau ! » hurlait l’enclume,
« Je ne le peux, mon enclume ! » répondait le marteau

Jamais plus que quelques secondes dans la journée,
Tous deux réunis pour s’embrasser,
Dans la violence des coups assénés,
Futiles rencontres aimées,

« Reste, reste petit marteau ! » hurlait l’enclume,
« Demain je resterai ! », promis le marteau

Le lendemain arriva et l’enclume,
Si lourde de sa fonte, de son poids prodigieux,
Attendit le marteau, si léger mais sans ailes pourtant,
Qui l’espace de ce jour amoureux,
Resta contre elle un temps langoureux,
L’amour fou en ce jour heureux,
Fonte contre rouille, l’acier délicieux.
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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeJeu 14 Fév 2013 - 16:53

Texte n°4:

"Il pleure sous la pluie. Elle l'a quitté sans un mot. Un triste jour de février."
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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeJeu 14 Fév 2013 - 16:54

Texte n°5:

METTEZ-VOUS A LEUR PLACE…


- Non, je suis désolé, je n'ai pas votre réservation, de plus, en ce jour de saint valentin, toutes nos tables sont prises, je suis vraiment navré.
-Mais j'ai pourtant appelé, il y a plus d'un mois pour réserver, regardez mieux, cherchez au nom de Leyrac.
-En effet, vous avez réservé pour le 16 février.

-Ah vous voyez bien, tout s'arrange alors !

-Mais, madame, nous sommes le 14 aujourd'hui.

-Heu… saint Valentin c’est le 14 ? … pas le 16 ? Zut alors !… excusez-moi, se tournant vers son mari, désolée chéri, je me suis trompé de date.

-Ça ne m'étonne pas de toi toujours dans les nuages, dit son homme en riant, ç’est pas grave, nous fêterons notre saint Valentin après demain.

-Non, essayons encore, allons ailleurs, j'avais prévu une "saint Valentin" avec un repas en amoureux, je ne veux pas renoncer si vite.

-D'accord, il y a plein de restaurants dans le quartier, on va bien finir par trouver notre bonheur !
Aude et Loïc Leyrac étaient pourtant arrivés à l'heure au restaurant où elle avait réservé un dîner en amoureux, mais à cause de son erreur ce fût clairement compromis et ils partirent quelque peu dépités.
Ils déambulèrent à la recherche de ce qui devait être un moment de plaisir. Mais partout ils se faisaient jeter, tout était déjà pris.
Par chance, le temps avait été ensoleillé dans la journée, il faisait froid mais sec. Aude se blottit contre Loïc.
Il était pratiquement dix heures du soir lorsque lassés, ils décidèrent de retourner à la voiture pour rentrer chez eux.
Décidément cette surprise de saint Valentin n'était pas une réussite.

Loïc eut l'idée de prendre un raccourci afin de leur éviter encore plus de fatigue.
C'était une petite rue sombre et sans aucune boutique. Ils cheminaient main dans la main en se disant que ce serait mieux le surlendemain et que l'important était de s'aimer.
Á ce moment là, ils découvrirent une ruelle, eux qui connaissaient la ville par cœur ne l'avaient jamais aperçue auparavant. Cela piqua leur curiosité et ils s'y engagèrent, surtout qu'au fond une petite lumière violette semblait les inviter.

C'était l'entrée d'un petit restaurant asiatique, l'enseigne était dans une écriture inconnue qui semblait être du chinois. Quatre idéogrammes étaient dessinés et en dessous était traduit « Mettez-vous à leur place ».
Ils n'avaient aucune idée de ce que cela voulait dire, c'était sûrement une mauvaise traduction !
Ils entrèrent donc sans espoir de trouver un couvert.

Mais la chance était au rendez-vous, beaucoup de tables étaient libres, en fait, ils étaient les seuls clients.
-Vous arrivez trop tard, tous les clients sont partis, je m'apprêtais à fermer
-S'il vous plait, cela fait presque 2 heures que nous marchons, nous sommes affamés. Nous prendrons ce qu'il vous reste.
-Très bien j'ai un fond de soupe aux ailerons de requin et du canard laqué, pour le dessert, vous avez le buffet.
Le patron les installa à sa meilleure table.
Ils n'eurent pas longtemps à attendre, la soupe d'ailerons de requin arriva aussitôt.
A peine la première cuillerée avalée une sensation étrange les envahirent...
Ils étaient toujours dans ce restaurant mais ils ressentaient la fraîcheur de l'eau, glisser sur leur peau, entrer et sortir de leurs branchies, des milliers d'odeurs montaient en eux, leur tête se balançant de droite à gauche sans arrêt.
Ils nageaient en zigzaguant, une odeur de poisson leur parvint aux narines et la faim les tenaillaient, l’excitation de la chasse aussi. Leur nageoire caudale les propulsait à grande vitesse leur permettant des virages en épingle afin de poursuivre leur proie. Ils chassaient en groupe avec une dizaine de leurs congénères. Ils arrivèrent en présence du banc de poissons et le festin commença mais soudain ils furent ramenés au restaurant.
-Ohhhh! Mince alors... tu as ressenti la même chose que moi ?
-Je...je ne sais pas...je me suis retrouvée nageant au milieu des requins et j'étais moi aussi un requin.
-Mais alors... nous avons eu la même hallucination ? Bizarre que cela nous soit arrivé à tous les deux ! Peut être est-ce l’ambiance du lieu qui nous emporte, en tout cas cette soupe est plutôt étrange.
Emus par leur voyage mental, ils étaient impatients de goûter la suite de leur repas, on leurs servi le plat suivant. Une magnifique assiette de canard laqué qui les fit saliver.
Dans leur bouche une explosion de saveurs les emportèrent en plein ciel, le vent soulevait leurs plumes, leurs ailes pointues effectuant des battements rapides et peu amples, ils descendirent lentement se laissant porter.
Ils abaissèrent leurs pattes et étalèrent les palmes complètement avant de prendre contact avec la surface de l'étang.
Ils plongèrent la tête sous l'eau et mangèrent algues, insectes et petits poissons. Un régal !

Ils reprirent doucement conscience à leur table...
-Ça a recommencé, dirent-ils en même temps.
-Tu crois que le repas est drogué ?
-Je ne sais pas mais que va t-il nous arriver maintenant ?
Le dessert se passa sans encombre car le sorbet aux litchis n'eut pas l'effet attendu.

Quelle soirée ! Ils s'en souviendraient sûrement toute leur vie !

Avant de partir il allait falloir payer l'addition or ce qu'ils avaient éprouvé n'avait pas de prix. C'était un jour spécial et rien n'était trop beau pour célébrer leur amour.

Ce qu'ils ignoraient c'était que dans ces lieux l'addition était du même acabit que le repas :
ici «METTEZ-VOUS A LEUR PLACE ».

Le patron s'approcha de leur table.
-Donc vous avez mangé du requin puis du canard, je vous fais cadeau du dessert.
-Cela vous fera…(cette phrase résonna dans leur tête comme un écho)

Ils se sentirent à nouveau transportés et retournèrent dans la mer, dans leur peau de requin. Parmi les poissons vivants se trouvaient des hameçons qu'ils n'avaient pas eu le temps de voir. La douleur les cueillis. Leur bouche les brûlait et ils sentaient que l'hameçon tirait violemment. Ils furent projetés dans les airs toujours accrochés par la gueule. Ils tombèrent sur le pont du bateau, suffocant par manque d'eau, se débattant pour retrouver leur milieu naturel...
A ce moment, quelque chose sectionna leurs nageoires, c'était horrible, un vrai supplice, ils rejoignirent leur océan natal mais dans un tel état qu'ils ne leur restaient plus que la mort à espérer, pourvu qu'elle arrive vite. Malheureusement l’agonie dura des heures, puis au moment de la délivrance, il furent comme happés à la surface et virent leur corps à nouveau recouvert de plume.
Ils se crurent sauvés dans leur peau de canard jusqu'à ce qu'ils entendirent le cri d'alarme d'un de leur congénère « Fuyez ! Fuyez !!! » S’en suivi comme un coup de tonnerre, un bruit sec et puissant. D'un coup d'aile ils s'envolèrent pour échapper au danger, mais deux secondes à peine avoir quitté l'eau, ils ressentirent une violente douleur, tel une brûlure dans leur chair. Cela les déséquilibra et il percutèrent la surface. Cela ne les tua pas... pas encore ! Leur cou fut pris en tenaille dans la gueule d'un chien, ce qui leur coupa la respiration, puis jetés dans un sac de toile où il continuèrent leur lente asphyxie...

Fatigués et écœurés, de retour dans le restaurant, ils entendirent :
- J’espère que vous aurez retenu l'enseignement de ce repas et que dorénavant vous saurez vous « mettre à leur place ». Je ne vous ai pas choisi par hasard, je savais que vous étiez prêt à entendre mon message et qu'il ne vous fallait qu'une poussée suffisante pour basculer vers le végétarisme.
Ils promirent de ne plus jamais manger de viande, d'entrer en lutte contre la violence faite aux animaux, remercièrent le restaurateur pour ce dîner leçon et retournèrent chez eux.

Arrivée au bout de la rue ils se retournèrent une dernière fois par curiosité et ils ne virent plus le restaurant ! Il avait disparu ! même la rue semblait s'effacer, derrière un épais brouillard pour disparaître tout à fait.

Jamais ils n'oublieraient cette soirée de saint Valentin…

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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeJeu 14 Fév 2013 - 16:55

Texte n°6:

Assis au milieu de l’épais brouillard, le dos affalé sur une pierre tombale où était écrit « Louis Valentin Forestier, 1954-1971 », Henri fumait sa dixième clope de la journée. Il complétait la brume nocturne d’une fumée dont il appréciait les formes qu’elle prenait : des jongleurs acrobates espiègles, des femmes fatales tenants un porte-cigarette, des animaux chimériques vaporeux. Parfois, ces formes dansaient ensemble, ou alors elles se disputaient et cherchaient à se tuer. Peu importe ce qu’elles trafiquaient, Henri attendait avec elles son petit rendez-vous de la soirée. Il aurait pu trouver bizarre que cette jeune arriviste lui eut proposé de se retrouver dans un cimetière pour la Saint-Valentin, mais comment refuser une faveur à un si joli petit sourire ? Le trentenaire aimait, ou plutôt idolâtrait, les filles prétentieuses à la peau claire. Il voyait du charme dans leurs manières, quelque chose d’osé et de rafraîchissant dans les ambitions ostensibles qui les animaient. Cependant, elle était en retard. Henri exécrait les retardataires mais pour cette créature, il était prêt à faire une exception. Qu’il est dur d’abandonner ses convictions pour une histoire de cœurs. Voilà pourquoi il se perdait dans les formes que créait sa cigarette : il arrivait un moment où le cœur d’un homme, faible auparavant, se renforçait pour se libérer du joug de la raison. Henri avait atteint ce point et le connaissait depuis deux jours désormais.

Le doux être montra enfin le bout de son nez. Henri redressa son dos et contempla la jeune fille qui se présentait à ses yeux. Elle ressemblait à une poupée de porcelaine dans sa robe noire de dentelles. Une longue chevelure d’ébène encadrait son visage blanc comme du lait. Ses petites lèvres charnues recouvertes de rouge à lèvres noir formaient un petit sourire malicieux. Son nom était Lise, mais elle avait demandé à Henri de l’appeler Lissindra, car cela paraissait plus crédible pour une « vampire de la nuit ». Le fumeur trouvait ce comportement mignon, il avait l’impression de s’adresser à un enfant dans un corps d’une grande adolescente. Il lâcha sa cigarette et se leva pour l’enlacer. Il piétina les gravillons du sol, s’arrêta devant Lise, ouvrit ses bras et, quand il allait les refermer sur elle, la jeune fille les bloqua de ses petites mains aux doigts fins. Henri fronça ses sourcils et Lissindra rougit en baissant la tête.
— Je ne suis pas encore prête pour que tu me touches.
Le corps entier d’Henri se contracta, le jeune homme fit un pas de recul. La fille déglutit. Il n’appréciait pas trop le fait de devoir laisser ses mains loin de sa peau, cela le dérangeait même totalement. Toutefois, il avait appris à être un gentleman et à emprisonner ses pulsions. Il lui proposa de se balader entre les tombes et elle accepta en faisant un tour sur elle-même. Cela leur redonna de la bonne humeur à tous les deux et ils se lancèrent l’un l’autre un sourire chaleureux.

Les deux amoureux commencèrent leur balade romantique, côte à côte, passant entre des tombes de toutes formes. Certaines étaient hautes et majestueuses, d’un marbre si brillant qu’on le distinguait dans la nuit sombre sans lune. Parfois, ils rencontraient même des caveaux familiaux aux dorures abondantes qui horripilaient Henri. D’où un mort avait-il besoin d’un toit ? Ils croisaient cependant, par moments, de simples croix de bois enfoncées dans de la terre.
— Quelles sont les tombes que tu préfères ? demanda Henri, en posant ses yeux doux sur la tête de sa chère et tendre.
— Eh bien, commença-t-elle, en levant les yeux au ciel, j’aime bien les légères. Celles-ci qui se réveillent facilement.
Le trentenaire la regarda avec des yeux hagards.
— Comment ça, qui se réveillent ?
Lise pouffa.
— Bah, celles qui sont dérangées par à peine un cheveu.
Le regard d’Henri ne changea pas. Lise s’en rendit compte et lui expliqua :
— C’est vrai que les humains ne savent pas trop comment ça marche après la mort, puisqu’ils ne peuvent la vivre qu’une seule fois.
La jeune fille s’arrêta. Son accompagnateur fit de même.
— En fait, quand quelqu’un meurt, son corps fusionne avec sa tombe. C’est pour ça qu’il faut à tout prix les enterrer, sinon ces corps sont perdus et ne peuvent se raccrocher à rien. On les met donc dans un cercueil et on leur construit un petit truc comme une croix ou alors une pierre gigantesque. Parfois, certaines familles veulent rester unies, elles font donc un caveau qui réunit tous les morts.
Lise courut trois pas et s’arrêta devant un grand caveau gris sans dorure cette fois. Elle se retourna vers son chéri et lui proposa :
— Tu veux que je te montre ma famille ?

La porte du caveau grinça et laissa entrer les deux tourtereaux. Bien entendu, il y avait de la poussière et des toiles d’araignées partout, comme dans tout lieu désert pendant plusieurs années. La gorge d’Henri se noua, son rendez-vous prit une tournure qui ne lui plaisait pas. Il aimait les lieux macabres, le problème n’était pas là, mais le peu d’air de l’endroit clos lui donnait une impression de fin, une sorte de mélange de haine et de mort, le tout avec un arrière-goût purement amer comme du chocolat noir. D’un côté, Lissindra semblait si à son aise dans ce caveau. Elle dansait comme une enfant autour du cercueil central, ce qui faisait plaisir au trentenaire. Mais ce cercueil… Il sentait le café, quelque chose de fort et d’agressif, et le fumeur ne savait pas pourquoi. La jeune fille fonça sur lui et sauta dans ses bras. Henri eut un haut-le-cœur : sa peau était incroyablement douce, plus molle qu’il ne l’imaginait. Elle le prit par la main. Ce geste raviva son cœur et lui donna l’envie de passer le restant de sa vie avec elle. Pourquoi dans le vrai monde ? Ce caveau suffisait à leur bonheur, ils étaient tous les deux. Ils ne voulaient pas que ce 14 février finisse. Lise lui sourit :
— Je veux te présenter à ma famille.
L’homme fronça des sourcils. Lise se posa à côté du cercueil et arracha de son poing un de ses longs cheveux noirs. Elle le laissa tomber sur le couvercle de bois poussiéreux.

Le cercueil se détruisit. Henri aperçut une autre Lissindra qui se tenait à côté de sa Lissindra. Celle-ci était en colère et serrait ses dents ; ses yeux étaient des roues rutilantes. Le fumeur tremblait et déglutit. Il ne comprenait pas ce qui se tenait devant lui. Il avait le sentiment d’appartenir à un cauchemar prenant chacun de ses sens et les distordant. Il ne savait plus s’il était effrayé, si la tremblote de son corps le gênait. La seule chose qui ne changeait pas, c’était son immobilité. Elle lui parut totalement limpide.
L’autre Lise se rua sur lui et l’asséna d’innombrables coups de poing, jusqu’à ce qu’il se laissa tomber par terre sans se relever. La jeune fille se tourna vers l’autre, qui restait souriante et insouciante, et lui hurla :
— Sœurette ! Combien de fois dois-je te le répéter ? Ne ramène pas tes conquêtes dans notre caveau !
La sœur légère rit.
— Je suis désolée. Mais tu sais bien que je ne peux pas me contrôler avec les garçons. J’espérais juste que tu acceptes celui-là. Tu es ma seule famille.
La deuxième souffla :
— Bon, peu importe. Aide-moi à reconstruire un cercueil. J’ai froid !
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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeJeu 14 Fév 2013 - 16:56

Texte n°7:

— « Mignonne, allons voir si la rose qui ce matin avoit desclose »… lut Lysandre avec une voix traînante et des joues rouge pivoine. Dis, Artz, n’est-ce pas un peu… Enfin, comment dire…. Le mot « Mignonne » ne rend-il pas cela un peu éhonté et précipité pour un premier rendez-vous ?
Couché dans l’herbe tendre et verte, le guerrier en armure de cuir beige s’esclaffa. De ses yeux gris, le garde du corps brun détailla le jeune prince dont il avait la charge.
— Pour un premier baiser, Votre Altesse ? s’amusa Artz avec un sourire prédateur.
L’adolescent blond comme les blés, assis à sa droite, lui darda un regard lourd de reproches. Cela ne fit rire que plus fort son diable de compagnon.
— Vous tenez là, reprit le soldat, le recueil d’un grand poète d’un autre temps, mais ses conseils n’en restent pas moins pertinents. Demain glorifie Saint Valentin, et quel meilleur jour pour révéler à demoiselle Cassandre à quel point vous soupirez pour elle.
— Certes, concéda Lysandre.
Le jeune homme posa l’ouvrage à terre et se laissa tomber lentement en arrière. Son crâne tapa doucement contre les herbes denses. Il tourna son regard émeraude vers les cieux pour se laisser bercer par le spectacle de la course des nuages. Cela apaisa son âme, calma le tambour de son cœur, permit à ses mains d’arrêter de trembler et à ses joues de cesser de rosir.
— Surtout que je dois lui sembler bien crétin quand nous nous croisons, lâcha le prince, amer. Dès qu’elle paraît devant moi, je bégaie, fais tomber tout ce que je touche, radote des propos imbéciles. Je ne trouve rien de bien spirituel à lui dire, même si, au moins, j'évite de révéler à haute voix toutes les pensées indélicates qui traversent mon esprit…
Un gloussement survint à ses côtés.
— Tu es un mauvais bougre, Artz, de te moquer ainsi de moi, le tança Lysandre dont la crispation de ses traits fins témoignait de l’intensité de sa peine intérieure. De ton pauvre prince, complètement stupide et inapte à tout. À part ma haute naissance, qu’ai-je pour impressionner Cassandre ? Je ne suis pas un bon poète, je danse comme un manche, aucun cheval ne m’obéit, et pire, je suis le plus mauvais de tous les apprentis de son père…
— À cette heure, le réconforta avec douceur son garde du corps. Cependant, vous êtes infiniment doué pour la magie, mon seigneur. Votre pouvoir est encore sauvage et souvent hors de contrôle, toutefois nul ne nie votre potentiel exceptionnel. L’archimage Lamister n’aurait pas sinon accepté de vous prendre dans sa tour de sorcellerie, malgré toutes les menaces de votre père.
— Je ne parviens pourtant à rien, contra Lysandre en contemplant désormais ses paumes vides. Six mois ici et j’en suis au même point qu’à mon arrivée. Ce voyage n’aura servi à rien.
— Même pas à rencontrer la demoiselle Cassandre ? susurra ce traître d’Artz.
— Cassandre !
Lysandre s’était rassis d’un coup. Instinctivement, il mit de l’ordre dans les pans de son manteau et de son pantalon du même vert impérial, vérifia les lacets de sa chemise blanche, passa les doigts dans ses longs cheveux blonds pour en extraire toute brindille.
La jeune fille de son cœur était apparue sur le sentier en contrebas de la perte herbacée où ils se tenaient.
— Cassandre, murmura-t-il en se sentant pris d’une puissante oppression dans la poitrine et d’une grande tension générale.
Elle les avait vus et leur adressa un geste de la main. Tremblant, il leva la sienne en retour. Elle sourit. Elle lui sourit ! Et le cœur battant au rythme d’une cavalcade, il la contempla parcourir le reste du chemin avant de passer derrière la haute haie qui les séparait de la roseraie.
La belle Cassandre à la robe lavande, à la longue chevelure plus lumineuse que les boutons d’or, aux yeux d’un bleu pervenche d’une intensité troublante. Cassandre à la peau pâle et aux joues légèrement pourprée. Cassandre au chapeau de paille et au panier d’osier. Cassandre et ses dix-sept printemps, tout comme lui. Cassandre aux pas si aériens, à la démarche délicieusement féline et légèrement ondulante. Cassandre aux courbures si suggestives, si fasci…
Un brusque coup de pied dans ses côtes lui arracha un cri aussi surpris que terrible.
— Lysandre !
Propulsé ventre contre terre, le jeune prince mit un certain temps pour déplier ses membres confus. Il voulut tancer Artz pour sa brutalité, mais ses grands yeux verts s’écarquillèrent alors qu’il découvrit le guerrier affairé à fouetter le sol de sa veste brune déboutonnée. Un cercle noir d’herbes calcinées se dressait là où l’adolescent s’était précédemment tenu et où Artz éteignait de ses coups les dernières flammèches. Lysandre comprit immédiatement que son pouvoir avait échappé à sa vigilance et qu’il avait failli embraser toute la prairie.
— Tu parles d’une façon de déclarer ta flamme à ta Belle ! se moqua son garde du corps en étouffant les ultimes braises.
— Cassandre ! réalisa le magicien.
Il se tourna dans la direction qu’elle avait empruntée et ne la vit plus.
— Elle est heureusement passée dans les jardins avant que tu ne déclenches ce maudit incendie, le renseigna Artz en cessant enfin ses efforts.
Le guerrier soupira de soulagement, s’approcha de son protégé pour l’aider à se redresser.
— Désolé.
Lysandre adressa à son garde le signe qu’il ne lui gardait aucune rancœur. Pourquoi l’aurait-il dû ? Le fait qu’il ne parvienne pas à contrôler ses dons thaumaturges ne relevait que de ses propres incapacités. Des larmes de frustration et de désespoir pointèrent aux coins de ses yeux.
— Allons, allons, le réconforta Artz en revenant s’asseoir à ses côtés. Tu ne dois pas te fustiger : tes sentiments ont juste parlé pour toi. Tu es un mage de sensations, une sorte de peintre des émotions. Ton art thaumaturgique exprime souvent ce pour quoi tu ne trouves pas tes mots à haute voix.
Artz ramassa le livre calciné. Les feuilles tombèrent en poussière sous ses doigts et il en sourit.
— Ce n’est pas faute de vouloir t’apprendre pourtant à les déclamer autrement… s’amusa-t-il. Tu as de la chance, Lysandre : tu es le quatrième fils de ta lignée, tu n’es engagé à cette heure dans aucun mariage arrangé. Cassandre, en tant que fille de plus grand archimage du pays, est un parti acceptable par tes pairs, compte tenu de ton rang. Tu n’as plus qu’à lui avouer ton amour et à constater qu’elle ressent de même. Je n’ai pas de femme pour ma part, mais fais-moi confiance, je ne me trompe pas sur la nature des regards qu’elle t’adresse quand elle t’observe et que tu ne la vois pas.
— Tu crois ? murmura Lysandre.
Il gardait tête basse, avait ramassé une racine noircie et grattait la cendre dans le cercle devant eux.
— Parole d’honneur du garde qui joue si souvent les grands frères pour Son Altesse, lui répondit affectueusement Artz. Alors, Lysandre, va donc retrouver demain matin Cassandre à la roseraie avec un gros bouquet en mains. Ne souhaiterais-tu pas lui dire qu’elle est plus magnifique que toutes les fleurs que tu auras pu cueillir pour elle ?
— Pour elle ? répéta le garçon avec de nouveau une sensation de cramoisi au niveau du visage. La plus belle ? La plus belle des roses…
Son esprit s’emballa et ses lèvres murmurèrent en silence :
Mignonne, allons voir si…
Un hoquet surpris le tira brutalement de sa transe amoureuse et brûlante.
— J’ai rallumé un incendie ? cria Lysandre en contemplant les lieux avec des yeux terrorisés.
Rouge éclatant sur fond d’or. Partout.
La pente du vallon s’était couverte d’œillets cinabres, boutons d’or, d’anémones à largues pétales, de diascias roses à cœur pourpre, de pissenlits, de coquelicots, d’anthémis jaune ou fuchsia.
Artz s’était levé et observait les alentours d’un air émerveillé. Lysandre, stupéfait, scruta ses mains, se sachant bien à l’origine du phénomène, mais incrédule devant ce qu’il avait réalisé. Il vit les courants magiques bleutés s’enrouler entre ses doigts. Il suivit du regard leurs virevoltes entre les tiges et leur valse entre les plantes avant de caresser leurs collerettes et leurs feuilles.
— C’est magnifique ! s’enthousiasma Artz. Pourras-tu le refaire ce sortilège ?
— Le refaire ? répéta Lysandre.
Recommencer. Il plongea en lui, se laissa envahir par le plaisir et la douceur. Il sut qu’il souriait. Il sentait ses doigts s’agiter et tisser les flux magiques autour de lui. Parmi les herbes, cette fois naquirent de vaillants perce-neige, les délicates clochettes de brins de muguet, les touches marines de bleuets. Il sentait les graines en terre se fendre, les germes se développer, les tiges se dresser, les bourgeons s’ouvrir.
— Oui, je le peux, constata-t-il avec une satisfaction gourmande. Mais…
Il plia lentement les doigts, un à un, et les pétales se refermèrent autour de leurs pistils, puis disparurent dans un ultime pli vert les unes après les autres.
— Mais… chut, c’est une surprise, conclut l’adolescent.
Les yeux verts de Lysandre trouvèrent la même lueur complice et enthousiaste dans les pupilles noires d’Artz.
— Jusqu’à demain, pactisa le garde. Jusqu’à ce que les roses éclosent.
*
Cassandre venait de leur passer devant. Aujourd’hui, elle portait une robe d’un lilas auquel l’aube donnait des reflets bleus ou carmin selon ses longues enjambées. Son chapeau de paille était agrémenté d’un ruban de la même teinte et des petits nœuds d’un rouge véritable décoraient l’anse de son panier. Comme si… en ce jour du Saint Valentin, elle s’était faite belle pour une occasion spéciale. Quoiqu’elle n’en ait pas besoin. Elle était magnifique, tout simplement. Avec ou sans ces vêtements. Avec ou sans ses vêtements… Enfin, heu… pas qu’il voulait dire toute « nue », mais, qu'elle n’avait pas besoin d’artifices, de maquillages pour paraître rayonnante et…
— Allez !
La poussée dans son dos amena Lysandre à émerger de ses infâmes pensées concupiscentes. Confus, il entama un pas avant de réaliser qu’il allait percuter de plein fouet le mur végétal qui les avait cachés de sa belle. Artz le rattrapa avant qu’il ne s’embroche le visage sur les branches des hauts buissons de cyprès. Le garde le pivota en direction de la sente de sa rude main gantelée de cuir.
— Allez, mon prince ! On y va ! Rejoignons-la !
— Attends ! paniqua Lysandre. Tu veux me suivre ? Tu… je… Tu crois que j’ai besoin d’une duègne ? C’est pas que je n’ai pas confiance en toi, Artz, mais je n’avais pas réalisé que tu serais juste dans mon dos, à regarder par-dessus mon épaule, quand je… quand nous… quand… Oh, non, par les Anges, je n’y arriverai pas ! Tout cela est ridicule ! Rentrons à la tour !
Artz rattrapa l’adolescent avant qu’il ne reparte.
— Hé ! Son Altesse ne peut pas ainsi fuir la bataille ! Aucun siège n’est plus beau à mener que celui du cœur d’une femme ! Bien, je comprends que vous souhaiterez sans doute tous les deux un peu d’intimité. Je ne suis pas un soldat d’élite pour rien, je saurai agir à temps s’il faut vous protéger d’un danger. La roseraie n’a qu’une entrée, alors je t’attendrai ici. Que mon maître, toutefois, n’oublie pas d’emporter son présent.
Artz remit au prince une longue tige morte, noire, dure et nue. Lysandre la prit. L’idée avait paru hier bonne, cependant il se demandait à présent si Cassandre n’y verrait pas un honteux symbole phallique avant que…
— Allez ! le houspilla Artz qui le brusqua de nouveau pour qu’il pénètre dans l’enceinte de la roseraie.
Lysandre ne put se rebeller, car il était entré dans le jardin et derrière lui, la silhouette du garde du corps avait fondu dans les ombres. Et puis…
Au milieu du chemin, Cassandre se tenait devant un massif blanc et avait tourné la tête dans sa direction en entendant crisser le gravier.
Cassandre.
« Mignonne, allons voir si la rose qui ce matin… » Non, mais franchement, je ne peux pas lui déclarer ça ! On dirait que je lui demande si elle ne veut pas qu’on passe derrière les fougères pour que je la culbute sans qu’on se soucie de demain et qu’en plus, je lui annonce qu’elle finira vieille et moche… Maudits Artz et ses poètes étrangers qu’il me donne à lire !
— Lysandre ?
Cassandre. Sa voix, claire comme une cascade et douce comme le vent du printemps, souleva chacun de ses pas alors qu’il marchait vers elle.
Elle était belle.
Inutile d’en ajouter davantage, sur ses lèvres, sur sa taille, sur ses joues, sur sa silhouette, sur son visage, sur ses sei… Assez !
Magnifique.
— La plus superbe de toutes les roses, murmura-t-il d’un ton roque.
Elle hoqueta, mais il savait cette fois pourquoi. Entre ses mains, la tige noire s’était hérissée de piquants dont il supporta la morsure, puis la branche se divisa, développa des bourgeons le long de ses ramures. Un impressionnant bouquet de roses rouges naquit entre ses doigts.
Elle le regardait avec un air aussi étonné qu’émerveillé. Il voyait qu’elle voulait se concentrer sur lui et son présent, mais que son attention était attirée de toute part. Là, encore, il n’ignorait pas pourquoi. Le jardin se transformait. En ce 14 février, la roseraie avait offert un spectacle bien hivernal à l’arrivée du mage. Désormais, elle présentait un visage bien différent. Toutes les plantes en hibernation dans le sol se trouvèrent invoquées par le pouvoir du thaumaturge. Roses, violettes, iris, marguerites, aconits, lilas et des centaines d’autres fleurs. Toutes s’épanouirent en réponse à la force tourbillonnant autour d’un Lysandre au cœur palpitant.
— Il est des amours qui éclosent au matin et qui jamais ne se fanent. Jamais.
Le visage de la demoiselle aux yeux bleus écarquillés exprimait la stupeur la plus profonde. Il posa un genou à terre devant elle, baissa la tête pour ne plus croiser son regard, et lui tendit à deux mains son bouquet de roses. Ses tremblements témoignaient de sa peur qu’elle ne refuse le présent. Il ne pouvait même pas imaginer ce qu’il ferait ou ce qu’il dirait si elle ne prenait pas les fleurs.
— Cassandre ! la supplia-t-il.
— Lysandre !
Son exclamation avait vibré avec tant de force qu’il redressa le menton, un immense sourire sur ses lèvres. Il s’attendait à lire la même passion qui le possédait sur ses traits et dans ses yeux et non… cette terreur ?
— Lysandre ! cria de nouveau Cassandre en lui attrapant les mains, lui broyant les phalanges, écrasant ses pulpes fines contre les épines du bouquet.
— Lysandre !
La vocifération d’Artz s’ajouta à la vue du sang rouge le long des doigts du prince et à sa prise de conscience des bouleversements autour d’eux. La roseraie avait versé dans une luxuriance où les fleurs se dressaient par millions. Les bosquets croulaient sous d’abondants feuillages d’été. Le maillage entre les plantes se densifiait à une allure folle. La magie échappait à tout contrôle, à toute modération, emportait tout. Tout.
— Lysandre ! prévint Artz dont l’épée s’avérait si parfaite pour pourfendre un guerrier ennemi et si inefficace devant un rempart de ronces dont la croissance s’emballait encore.
Mais il avait vu. Il avait entendu.
Cassandre hurlait. D’effroi, de douleur, de panique. Elle dansait sur place, se tordait, se débattait. Néanmoins, le lierre, qui avait grimpé le long de ses jambes et de sa robe, gagnait en surface. Bientôt, il dépassa sa taille. Le tissu de ses habits était redevenu lin et chanvre primaires. Les brins se séparèrent, laissant émerger des centaines de roses rouges nées du sang de la jeune fille.
Celle-ci s’égosillait autant que Lysandre s’époumonait à crier son prénom. De sa main, il tapait sur sa peau et ses vêtements en transformation, comme Artz l’avait fait la veille avec l’incendie. Sous ses doigts, la normalité revenait. Une seconde seulement, car la contamination florale se propageait de toute part. Lysandre se jeta dans la lutte. Contre le temps ; pour la vie.
— Lysandre, j’arrive ! lui promit le garde du corps.
Artz tentait de se frayer un chemin à travers un parterre exubérant de plantes grimpantes qui se nouaient autour de ses jambes jusqu’à hauteur de genoux.
Lysandre ne l’avait peut-être même pas entendu. Cassandre s’était tue, les roses couvraient désormais sa poitrine et son cou. Elle le contemplait de ses beaux yeux bleus avec un regard intense, mais sans reproche. Elle lui pardonnait. Leurs mains demeuraient enserrées et au moins ses doigts étaient encore faits de chair, comme ses lèvres. Lysandre pleurait. Il aurait voulu les baiser, mais il ne pouvait, car des incantations cascadaient de sa propre bouche pour la sauver. Il déploya tout son pouvoir afin de reprendre le contrôle des flux magiques qui s’étaient emballés dans le jardin. Leur intensité, leur masse, leur crescendo… Il crut asphyxier. Il pensa expirer. Il sentit tout exploser.
Dans un grand cri ! Et des milliers de pétales vermeils qui dans l’air, soudain, tourbillonnèrent.
— Non ! Ne me quitte pas !
Lysandre ne tenait plus personne. Cassandre s’était pulvérisée en une tornade de corolles rouges.
— Non !
Lysandre tendit les bras, la magie nappait sa silhouette d’un flux bleu pulsatif.
— Lysandre, non !
Artz était enfin arrivé sur le jeune homme blond. Il avait vu le pantalon vert impérial du prince se décomposer en longues palmes et le sort remonter le long de son corps. Il sut qu’il devait intervenir pour tirer le mage de sa transe tout de suite avant qu’il ne s’effeuille. Il ne s’attendait pas à la souffrance intolérable et effrayante au moment où il effleura son dos. Il hurla et dans un geste réflexe retira sa main. Il allait pour la blottir dans son autre poing quand il vit de son gant se changer en écorce d’arbre. Dans un mouvement d’horreur compulsive, il l’arracha et le jeta avant que le sortilège végétal n’atteigne le reste de son avant-bras. Ses doigts avaient malheureusement été touchés et la transformation commença son extension vers son poignet droit.
— Je ne peux vivre sans toi. Et encore moins concevoir l’éternité sans me trouver à tes côtés.
Lysandre ! Artz l’avait un instant oublié ! Il reporta son regard sur le prince qui venait de parler. Celui-ci affichait un grand calme. Ses yeux émeraude étaient braqués vers les cieux bleus où virevoltaient les pétales rouges sans retomber et qu’il allait rejoindre. Le mage se décomposait en de longues ramées. Il souriait toujours quand le vent balaya son corps de feuilles. Balayées dans ce même courant aérien, toutes les fleurs de la roseraie explosèrent en une myriade de corolles.
À genoux sur la terre noire du jardin dévasté, une main couvrant son poing brun devenu écorce morte, les yeux braqués vers les cieux, Artz hurla le nom de son prince. Des larmes roulèrent le long de sa joue et avant de tomber. Elles arrosèrent, de leur sel, les cœurs aux pétales rouges enroulés d’une spirale de feuilles vertes qui recouvraient désormais l’acier inutile de son arme abandonnée à ses côtés.
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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeJeu 14 Fév 2013 - 21:16

Viendez voter, viendez voter cheers

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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeVen 15 Fév 2013 - 8:01

A voté !

Texte 7 pour moi, même si le 2 et le 4 arrivaient très proches aussi.


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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeVen 15 Fév 2013 - 8:18

Pour moi le texte 4. J'ai hâte de savoir qui l'a écrit. Bien plus d'émotion en 3 petites phrases que les autres textes bien plus long.
Il correspond parfaitement à ma vision du concours, même si je n'ai pas eu le temps de participer.

Bravo aux autres pour leurs inspirations très diverses !

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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeVen 15 Fév 2013 - 9:14

A voté également, coup de coeur pour le texte 7 aussi.

C'est vrai que le texte 4 est bien aussi, comment dire beaucoup de choses en peu de mots.

Bravo à tous les participants.
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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeVen 15 Fév 2013 - 9:26

Du bon, du lourd, et le choix est difficile, mais personnellement j'ai un coup de coeur pour le 3.
Je n'en reviens pas, c'est la première fois que j'ai autant de participation sur un des mes concours ::lol:
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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeVen 15 Fév 2013 - 14:32

J'ai bien aimé le 3 et le 6, mais la fin du 6 m'a laissée... sur ma faim, c'était étrange, ça contrastait avec le reste, j'ai trouvé.
D'où mon vote pour le 3, vraiment bien trouvé.
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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeSam 16 Fév 2013 - 19:49

Seulement 11 votants pour le moment, allez, on vient faire son devoir de citoyen cat

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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeSam 16 Fév 2013 - 23:41

ce qui est dommage c'est 12 votes pour 5 avis seulement

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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeDim 17 Fév 2013 - 10:22

@Wishmaster a écrit:
ce qui est dommage c'est 12 votes pour 5 avis seulement

Les votes sont anonymes, si l'on souhaite une critique ou un avis sur son texte, il faut le publier dans les Galeries (une fois le concours terminé), je ne suis pas sûr que les concours soient faits pour recueillir des avis et des commentaires ::rolling::

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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeDim 17 Fév 2013 - 10:25

Énorme le 5 ! Non mais franchement énorme... ou comment utiliser un concours de Saint-Valentin pour faire passer un message pour le végétarisme ! C'était gore, déconstruit, absurde, je ne sais pas si c'était fait exprès, mais j'ai bien rigolé ! Rien que pour ça, ce texte mérite mon vote.
C'est le seul qui m'a vraiment marqué hier soir quand je l'ai lu en fait.

Même si le 6 est bien aussi. Le 1 également, j'aurais hésité entre l'un ou l'autre. Mais le 5, le 5 ! On croirait du Hardkey après une bouteille de vodka, et une indigestion dans un chinois de Belleville...
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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeDim 17 Fév 2013 - 19:37

C'est très serré entre les textes 3 (5 votes) et 4 et 7 (4 votes).

Venez les départager ou carrément changer l'ordre de ce concours spécial Saint Valentin !

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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeDim 17 Fév 2013 - 19:46

On me glisse dans l'oreillette qu'un texte proviendrait d'un membre de notre partenaire, La Revue Etherval :o

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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeDim 17 Fév 2013 - 19:55

Yep, je confirme l'info ^^
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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeLun 18 Fév 2013 - 3:53

Gnerf on ne peut pas donner son vote à deux textes !
J'hésite vraiment entre le 3 et le 7 ( même si question "forte impression" le 5 était sympa ::lol: ).
Aller, le 7 pour laisser parler mon coté fleur bleue, mais si je le pouvais, j'honorerais aussi le 3 par solidarité poétique !
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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeLun 18 Fév 2013 - 8:40

Bon ça va, j'ai compris, je mettrais plusieurs votes la prochaine fois Razz
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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeLun 18 Fév 2013 - 21:56

Viendez voter :o

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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeMar 19 Fév 2013 - 18:25

J'ai voté pour le texte 3. C'est juste adorable.
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Elann
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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitimeMar 19 Fév 2013 - 18:51

Diantre que c'est dur de choisir !
Entre le 3, le 4 et le 7 mon coeur balance...

Que faire ?
Aller 7 ! Mais c'est totalement arbitraire.

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MessageSujet: Re: concours St Valentin, les votes   concours St Valentin, les votes Icon_minitime

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